‹ Causeries et méditations historiques et littérairesChapitre 34 sur 109 · THE STRANGER · texte numérisé non relu

THE STRANGER

IMITÉ OB UlSANTJinOPIB ET RSPEPiTlR^ DRAME DK KOTZEEUB.

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Cette soirée a été annoncée comme une soirée d'adieu. V étranger y pièce d'origine allemande^ sera donc le dernier grand ouvrage que le théâtre anglais nous offrira cette année. Ce drame, célèbre par les larmes qu'il a fait verser, a fourni à miss Smithson l'occasion de se montrer dans un genre nouveau pour elle. Sous ce rapport, l'administration ne pouvait clore , d'une manière plus convenable , la galerie des pièces étrangères dont elle nous a fait prendre une idée. Après avoir monté cinq tragédies , Hamlet , Romeo and JvUet , Othello, Jane Shore^ Venice présent' d, et un égal nombre de comédies, elle a pensé devoir nous donner au moins un échantillon du drame. Celui dont elle a fait choix, naturalisé depuis longtemps en Angleterre par. Benjamin Thompson, est très-propre à nous faire juger comment nos voisins conçoivent ce genre de pièces.

En comparant l'original allemand avec les imitations anglaise et française, on est surpris de voir

THE STRAITGER y IiriTB DE MISAIITHROPIE y ETC. I 5 (

qu'en beaucoup de points le goût britannique ait été plus sévère que le nôtre. Il reste dans Misan^ thropie et Repentir wn plus grand nombre de niaiseries germaniques que dans The Stranger. La fameuse scène des pipes a disparu des deux pièces. Mais les papillons après lesquels court l'innocent Peter ne se trouvent pas dans Benjamin Thompson. Ce sont, au demeurant, de grands destructeurs d'insectes que les personnages de Kotzebue. Outre Peter, qui ouvre la pièce, il y a dans le cinquième acte allemand un homme qui fait la chasse aux mouches. C'est le Général Comte de Wintersée qui se livre à ce noble passe^temps. Voici quelques-unes des réflexions les plus profondes que hii inspire ce salutaire et agréable exercice :

a Âuti^foisje faisais la guerre aux hommes; aujourd'hui, je la ftds aux moacbes. Ces deux engeances sont également incommodes. J'ouvre aiQjoiird'kui la campagne par ennui. Les grands font de même; et souvent, pour passer le temps, ils tourmentent l'humanité. L'empereur Domitien tuait des mouches aussi bien que moi

Charlemagne tuait des hommes comme des mouches, quand ils ne ^oiilbient pas prier comme lui , eic. »

Quoique ces graves puérililés et beaucoup d'autres ■ de même force aient disparu des c)ettx imitations, il rest^ encore beaucoup trop de ces belles choses* dans le^deitit pièces. Que dire, par exemple, de ce dbalogue conservé par les deux traducteurs?

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