LE COMTE DE WINTERSEE
Vous voyez devant vous, madame, un invalide qui jure de ne servir désormais que s6us vos étendards.
EULAUB.
Mes étendards , monsieur le comte , ne se déploient que pour la retraite.
L'imitatear anglais ajoute, de peur qu'on ne se méprenne sur ce jeu de mots : For retreat and ruralhappinessy ^ ne ne déploient que pour la retraite et le bonheur champêtre. » Honnête monsieur Thompson !
Malgré toutes ces pauvretés, dont on a &it jus tice depuis longtemps , il y a dans cet ouvrage un intérêt profond et qui repose sur les sentiments les plus naturels et les plus intimes du cœur humain. Le récit de Meineau, celui d'Eulalie, la scène de la reconnaissance, celle du pardon, sont des morceaux touchants , et les plus touchants peut-être qui se trouvent en aucun drame. Ils ont obtenu et devaient obtenir grâce pour toutes les longueurs et les invraisemblances de l'ouvrage, même pour le style si doucereusement poétique du mendiant Tobie, parodiste de Gessner, et pour le langage de Francis , si disproportionné à sa condition.
La représentation de cette pièce a été satisfaisante. Ij' effet des deux derniers actes, de quelque manière et en quelque langue qu'on les traduise, sera tou* jours du plus irrésistible intérêt. Mais pourquoi