MACREADY
capable de donner rame , la vérité ^ la vie à leurs esquisses. Il est impossible d'approcher plus près que Macready de Tidéal de Guillaume Tdl. Ses gestes j sa démarche , ses poses , toutes ses habitudes sont d'un montagnard. Avec quelle aisance il manie le bâton ferré qui doit le soutenir sur la glace ! Au commencement de la scène , d'ailleurs fort insignifiante , du serment du Rutfi, comme sa voix , qui appelle ses amis , résonne dans les rochers et semble prolonger son écho dans les montagnes 1 De retour chez lui après une course , il se délasse en donnant une leçon d'arc à son jeune fik Albert. Dans tous ses mouvemens , il est «impie , beau , vrai. Mais voici que se traîne vers lui un vieillard plaintif: c'est Melctal, à qui le cruel Gésier vient de faire crever les yeux. VoyeE comme à ce spectacle toutes les facultés de Tdl restent suspendues; sa vie tout entière s'est réfugiée dans ses regatxls j qu'il lient fixé%sur le pauvre mutilé. Enfin y sa colère éclate et s'exhale en imprécations : die est si t^riUe et si véhémeike , qu'dle le suffoque; il étoufie; il demande de l'eau, qu'il ne peut boire ; mais il punira le crime, il le jure. Cette idée le caltne : il pleure avec tendresse sur le vieillard, demande ses flèches, ses meilleures flèches ; envoie son fils avertir de ses desseins les amis qu'il a au mont Faigel ; examine avec un œil de père l'équipem^it de l'enfant , qui a bien des pas dangereux à franchir, et enfin il s'élance hors de sa