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plore les abus de Tordre social (1). On croit qu^il les envoya d'Afrique à son ami Dom Antonio de Noronha. C'était un présent bien austère pour un jeune homme de quinze ans. Aussi quelques critiques ont-ils pensé qu'il n'écrivit cette pièce que beaucoup plus tard , pendant son séjour en Orient 9 et qu'il l'adressa à Dom Antonio de Noronha, gouverneur de Tlnde. Je crois, d'ailleurs, que Camoens envoya d'Afrique à son jeune ami sa septième églogue {les amours des Faunes)^ qui est d'une touche beaucoup moins sévère ; on 'renoarque même dans cette pièce une scène très-voluptueuse et très-vive, que notre poète a répétée dans la peinture de l'Ile enchantée des Lusiades. C'est aussi, nous le supposons, pendantces dures années d'épreuve , qu'il écrivit le beau sonnet biblique que nous allons citer :