‹ Causeries et méditations historiques et littérairesChapitre 78 sur 109 · II. u · texte numérisé non relu

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par l'éditeur, Thomas Joseph de Aquino , ne renferme ni faits nouveaux ni conjectures remarquables. Thomas Joseph de Aquino est tombé dans la faute qu*a renouvelée M. John Adamson, d*attribuer au licencié Manoel Gorrea , la vie de Gamoens composée par hsAn deMariz.

Nous ne pouvons , malgré Tautorité du catalogue des auteurs po^ tugais du Père Bluteau , compter JoAo Franco Barreto au nombre des biographes de Gamoens. Joâo Franco Barreto'n'a donné qu'une table des noms propres qui se rencontrent dans les Lusiadeê et des arguments en vers pour chaque chant de ce poëme.

La petite notice anonyme de l>6ditîon donnée par Michel Rodrigues (Lisboa , 4772, 3 vol. in-12) n'off^ rien de remarquable.

Don Joos Maria db Soitza Botblho. — Il faut consulter la vida de Gamoens publiée par cet admirateur éclairé du poëte, dans sa belle édition des Lasiade» (Paris, F. Didot, 4847, in-i* , et 4S49, in-S**]. Gette vie a été mise en français par M. Miflié, à hi suite de sa traduction (Paris, 4825, 2 vol. in>8*).

Francisco Alexanorb Lobo, évéquede Viseu. — Il est profondément regrettable que l'important travail de ce savant prélat, Memoria hislorica e critiea a oerca de Luiz de Camoens , inséré en 4 824 dans le t'ecueil des Mémoires de l'Académie Royale des Sciences de Lisbonne (p. 458-279) , n'oflire pas peut-être une impartialité d'appréciation égale à la solide érudition dont \i est plein.

Enfin , je dois mentionner une dernière vie portugaise de Gamoens , placée par MM. Barrbto Frio bt Montbiro à la tdte dn tome second des Obrae complétas de Gamoens (Hamburgfo, 4834, 3 vol. in-8«). Gette notice est remplie de conjectures et de paradoxes qui auraient eu besoin d'être appuyés de preuves plus solides.

A ces diverses biographies de notre poète, il faut joindre l'artide instructif, quoique insuffisant, de Barbosa Machado, dans la BibUoéheca Lu9itana(t. m, p. 70-76), et les articles encore moins satisfaisants de Nicolas Apttonio, dans la Bibliotheca Hispana nova (t. II, p. 20), et de Joao Soares db Brito , dans le Theatrum îmrtamœ UUerariwn^ ouvrage qui n'est encore que manuscrit. L'artide CTomoens du catalogue des écrivains portugais, placé par M. Ponsbca en tète du Dictionnaire de l'Académie de Lisbonne, contient plutôt

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Tapprédation du génie poétique de Camoens , que des renseignements sur sa vie et sa personne.

Je n'ai pas eu jusqu'ici Foccasion de consulter Touvrage intitulé : Retratos e husios dos Varies e Donas que illustrarào a naçâo Por(ii^u«2a (Lisboa , 4806, in-i»), que cite M. JohnAdamson et qni doit contenir un article sur Camoens. J'ignore même si cet ouvrage diffère ou non de celui que le même M. John Adamson indigne de la manière survante : Reiratoi e elogios do8 Varôés e Donas Porfugwzes.

Deux poètes anglais , M. Migklb et lord Stbangford , ont fait précéder , Tun sa traduction des Lusiades, l'autre sa traduction de quelques poésies diverses (Poems from ihe Portuyuese , London , f803; in-46) , d'une courte notice sur le poëte.

La vie la plus étendue et la plus complète de Camoens , est celle qu'a publiée M. Joaif âdauson , sous le titre de Memoirs ofthe lift md wriUngs of Luis de Camoens , Lon'don , 4 820, î vol. in-4 2.

En Allemagne , le célèbre Tieck a publié une biographie poétique de Camoens. Ce morceau a été traduit en italien par A. Pellegrini dans la Asvùto Viennese, t. IV, 4840.

En France, Moreri, Chaufeepié et la Biographie uîmerselU, par la plume éloquente de Madame db Staël , ont donné des articles très-incomplets et quelquefois fautifs sur la vie de Luiz de Camoens. .

Ce qu'ont écrit sur le même sujet Bapui , Baillet, Duperbon de CAffTBRA, LA Harpb ot même VoLTAinB, ne mérite pas la confiance que de pareils noms semblent commander. Outre l'épisode de José Indio, dont nous avons parlé, M. Ferdinand Denis a publié en 4S44, pour servir d'introduction à la traduction des Lusiades do la ^liothèque Sélite , un morceau intéressant^ntitulé Camoens et ses oonlemporoif».

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xxxm.

ANTONIO VIEYRA,

PRÉDICATEUR ET MISSIONNAIRB PORTUGAIS (4). , ( Globe , Il décembre 18*7. )

Antonio Vieyra (a) n'est pas seulement le premier prédicateur de sa nation, le Massillon du Portugal. L'universalité de son génie semble rappeller Bossuet. Grand théologien, humaniste exercé, négociateur habile, écrivain politique plein de hardiesse et de force, parlant et écrivant les principales langues de l'Europe et six au moins des idiomes primitifs du Brésil, il ne fîit pas seulement homme de cabinet et d'études; il fut homme d'État en Europe et apôtre en Amérique. Plusieurs voyages diplomatiques en France, en Angleterre et en Hollande, deux séjours à Rome, quatre traversées au Brésil, onze visites dans toutes les résidences

(4 ) Une partie de la notice suivante , insérée dans le Globe du 24 juillet 4827, fut supprimée par la censure. Cette rigueur s'adres^ sait particulièrement, comme on peut le voir par le blanc laissé dans cette feuille , au beau fragment du sermon de Vieyra , traduit par Fsdbbé Baynal. Ce morceau parut dans le Globe du 22 décembre 4827. Nous le reproduisons ici avec de nouveaux développements. (Soie de ^Wi).

(2) J'emploie Torthographe du temps; on écrit aujourd'hui Vidra-

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