ROMANS PORTUGAIS
Peut-être aussi Jean de Léry, qui entendait et par** lait la langue des sauvages (i); le célèbre Antonio Yieyra, qui écrivit des livres de piété dans les six principaux dialectes de ces contrées; le Père Joseph deÂnchieta et Salvador Rodrignès, qui intro* duisirent les langues latine, espagnole et portugaise, et jusqu'à la représentation des autoSf parmi ces sauvages, ont-ils recueilli et conservé quelques monuments de cette poésie et de cette langue dans laquelle eux-mêmes se sont essayés. Il ne serait pas impossible, en fouill&ht avec un peu d'intelligence et de soin dans les bibliothèques des anciens couvents de jésuites à Lisbonne ^ à la Bafaia, de retrouver quelques-uns de ces curieux échantillons. H est vrai qu'il est fort à craindre que ces précieuses reKques n'aient été dispersées ou détruites à l'époque de la violente et tynuMiique persécution exœée
poems, by Ossian, transUUed from the Gaekelanguagii^ 2 vd. iii-4*. Ce n*est qu'en 4 807 que sir John Sinclair fit paraître à Lcndres, en trois volumes in-8, le texte gaélique , auquel Robert Mac Pailan joignit une traduction latine. Mac-Gregor Murray donna, en 4848, à Edimbourg , un texte plus comt»let. Mais toutes ces puUications n'offraient encore que des traductions en vieil écossais de roriginal Erse. On a seulement depuis 4823 acquis la certitude que cet original existe manuscrit dans une bibliothèque iriandaise. Voyez Mone, Hisioiredu pciganisme dtms VEurope septêtUrionàU, h&yskk et Dannstadt, 1823, t. n, p. 475.
(2) On trouve dans le Voyage de Léry un curieux colloque d^on missionnaire arrivant en la terre du Brésil avec un sauvage Toopînan^u. L'auteur a fait suivre cet entretien^ qui fenferme les moli les plus usilés, de quelques règles de syniaxe.
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par le marquis de Pombal contre les jéstiites du Portugal él du Brésil. Mais peut-être aussi onirelles échappé, ou ont-elles été transportées à la Torre do Tomba j dépôt des archives du Portugal. Au lieu de s'opposer si à contre-temps à la régénération de TEurope, les jésuites de nos jours feraient mieux d'essayer de mériter la reconnaissance des peuples par d'utiles travaux. Pourquoi ne recherchent-ils pas dans les archives de leur Ordre tout ce que les registres de leurs héroïques prédécesseurs doivent contenir d'instructif? Cela vaudrait mieux que de se livrer à d'impuissantes menées contre nos institutions. Quesa\t-on même? peut-être les vieilles nations de l'Europe, comme autrefois les jeunes tribus indiennes, se laisseraient-elles prendre par des récits et par des chants? Mais revenons au Caramuni. Ce poëmeest, on le sait, l'ouvrage d'un reUgieux, José de Santa Rita Durào, né au village de Ca*ta- Prêta, dans la province de Minas Geraes. Comme la plupart de ses compatriotes, Durào imite avec une déplorable servilité les écrivains de la métropole. Il faut se résigner, nous l'avons dit, à ne trouver que des parodistes de Virgile, dHoraoe et de Camoens, sur cette terre vierge et en face de cette nature originale et vigoureuse) et cependant, le Brésilien de nos jours n'est pas plus que ses aïeux européens ou sauvages, dépourvu de l'instinct musical et poétique. Le talent même de l'improvisation n'est pas moins répandu au Brésil qu'en Por-