L'OBEISSANCE
. Qu'y a-t-il de plus sacré dans le monde que Tordre d'un père? C'est la voix de Dieu même; et qui ne lui obéit pas, quoi qu'il puisse en coûter à son cœur, attire tôt ou tard sur lui la rcprobalion du Ciel. L'enfant, au contraire, soumis aveuglément aux volontés de ses parents, s'assure à jamais leur tendresse, et presque toujours obtient le salaire de sa respectueuse soumission. Le récit que je vais faire, et dont j'ai pris le sujet dans une vieille chronique du règne de Louis XIV, prouvera cette vérité, pour laquelle je demande à mes jeunes lecteurs la permission d'entrer dans des détails qui pourront exciter leur intérêt et piquer leur curiosité.
Tout le monde sait que le célèbre Jean Barth, fils d'un simple pécheur de Dunkerque, sachant à peine signer son nom, était parvenu, par ses hauts faits, au rang de chef d'escadre, et qu'il s'est placé au rang des