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sant à volonté, tour à tour feu follet, étincelle, papillon et oiseau I
Aussi, voyez la belle destinée et l'empire croissant de Janin. Il était estimé, écouté, redouté dans toutes les régions où s'étendait sa juridiction de critique, comme un arbitre. On is'inclinait <fevant ses sentences, en matière de théâtre, comme au XVll® siècle, en matière de goût, devant celles de Boileau. Le feuilleton de Jules Janin était signé J. J. Ces deux initiales brillaient régulièrement, au train des lundis J comme les deux yeux d^une locomotive; J. J. conduisait un train de plaisir; il était le feuilleton-vapeur. Il était mieux que cela, un oracle. Et voilà comment, un beau jour, par la grâce de Dieu, avec l'aide de son bon sens, de sa vive imagination, de ses hardiesses ingénieuses, dé ses rares qualités, Janin est passé, de simple feuilletoniste, maréchal des lettres, et plus que maréchal, le prince des critiques, et mieux encore, comme on l'appelle, sans qualification et sans épithète, le Critique.
Grand honneur mais rude métier. Les journalistes de théâtre qui vieillissent sous le harnais sont clairsemés. M. Janin est à peu près le seul de sa génération qui ait résisté, tenu bon, trouvé le secret de durer et de plaire en vieillissant. Il n'est pas de tâche plus absorbante, qui lime et use l'esprit davantage. Considérez en effet cette besogne de Sisyphe : pendant quarante années, tous les lundis, sans y manquer, sans faire une seule fois le lundi pour son compte, c'est-à-dire sans un jour de repos
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ni un temps d'arrêt, pas même le jour de ses justes noces, pendant quarante ans, être attelé à ce labeur du compte rendu des théâtres, et toujours sur la brèche, occupé à bourrer jusqu'à la gueule, chaque semaine^ douze colonnes des Z>^'^â:^5', et cela, par tous les temps, par les terribles hivers, par les brûlants étés, en temps de paix et de guerre et de séditions intestines, sans avoir le droit de suivre un deuil, d'assister à une fête, de soigner une migraine, quel supplice abominable, ignoré de Dante ! Pour une pièce de valeur, songez au nombre incalculable d'inepties et de balivernes qui défilent devant le parterre, qui paradent devant le critique, qui réclament la publicité de la presse théâtrale. Ce fourmillement donne le vertige. Il faut pourtant les entendre, le métier l'exige, ces nhiiseries sentimentales, ces intrigues vieilles comme le monde, ces drames fourbus, ces chansons bêtes, les nasillardises d'Hyacinthe, \q gnou f -gnou f de Grassot, les bons mots, les ritournelles et les sottises du vaudeville égrillard, les tirades de Mélingue, les hoquets de Frédéric Lemaître, les cris déchirants de Marie Dorval, puisqu'ils font s'esclaffer de rire ou fondre en larmes le gros public ; donc, s'enfermer chaque soir, dans sa loge, ici ou là, dans les théâtres de Paris ou de la banlieue, au Palais-Royal, à l'Ambigu, au Gymnase, aux Funambules et à Batignolles ! Le lecteur du lundi est là, qui guette le feuilleton, qui somme le critique de parler, qui attend l'arrêt du juge 4 jour fixe, à heure fixe.
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Si Janîn eût négligé de paraître un seul lundi devant son seigneur et maître, qu'eût dit le Tout Paris des théâtres, quel désarroi, quelle clameur et quelle misère ! Donc, bon gré mal gré, en dépit de tout, malgré les ans qui s'accumulent et malgré les infirmités qui s'annoncent, il faut marcher, aller toujours, enrouler sans fin et sans relâche, autour de la pièce, le plus souvent insignifiante, qui lui sert de fuseau, la brillante et fine soie de ses feuilletons hebdomadaires. C'est sans doute une satisfaction d'amour-propre bien grande de se voir ainsi attendu, désiré, de tenir tout un peuple de lecteurs attentif à ses discours et à ses jugements, mais au prix de quels sacrifices, de quel efïort persévérant, continu ? La plupart des écrivains qui ont mis le pied dans cette galère n'en sont pas revenus, y ont laissé le meilleur de leur esprit. Quelques-uns, des mieux doués, se sont retirés à temps et ont sauvé leur talent du naufrage. M. Janin est resté imperturbablement et fièrement sur la brèche, aussi intrépide qu'aux premiers jours, dévoué à son œuvre, fidèle à son art, un art à lui, de son invention, dont le secret lui appartient : un mélange de bonhomie et de finesse, d'ironie et d'enthousiasme, de grâce facile et d'honnête bon sens, de vérités et de paradoxes; une causerie éveillée, agile, intarissable, voltigeant et planant de çà et de là, et obéissant à tous les caprices d'une aile amie de la liberté, de la lumière, de l'espace. A le voir toujours si exact, si alerte, si vaillant et si jeune d'émotions,
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d'inventions inépuisables, on criait non sans raison au miracle. Aussi, c'était une fête pour nous, aux Premières de Hugo, de Dumas, de Ponsard, de le chercher dans sa loge et de voir flamboyer dans son œil de diamant le feuilleton du lendemain, et quand le hasard le mettait en notre présence sous les arcades de l'Odéon ou dans son jardin du Luxembourg, nous nous faisions un devoir de saluer au passage le magicien du lundi, le spirituel papillonJ.J. .
Oh ! le joli papillon ! il pèse maintenant quatrevingts kilos, a un ventre de Silène et un visage de poussah. Mais la bouche de Janin est si voluptueusement fine ; ses yeux noirs dardent une flamme si intelligente et si vive ; la plus joviale cordialité est répandue sur ses traits réguliers; toute sa personne est empreinte du charme d'un esprit aiguisé et délicat, d'une familiarité bienveillante.
Pour beaucoup qui ne le connaissaient pas, la déception a été profonde, jeudi dernier, lorsqu'il a comparu devant la docte assemblée, se traînant avec peine, blanchi et courbé avant l'heure, rongé par la goutte, balbutiant son discours. Depuis longtemps, il n'écrit plus lui-même, dicte ses feuilletons et ses livres au plus dévoué des secrétaires, à M""® Jules Janin. Son corps est en ruine, mais son esprit est toujours en fleur.
Les portes de l'Académie furent bien lentes à s'ouvrir devant l'auteur de tant d'œuvres diverses échappées à la plus facile des plumes. Quelle est la
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raison du long stage imposé à Janîn ? Demandez donc à r Académie pourquoi elle a refusé ses faveurs à Dumas et à Balzac, pourquoi elle a jeté son mouchoir à Autran et à Flourens ? La raison, c'est que TAcadémie a ses nerfs et ses vapeurs, qu'elle est femme en cela, et que la région de rinstitut se ressent de la pluie et du beau temps que font ses caprices.
La bouderie de TAcadémîe avait fini par décontenancer Janin et Tirriter. Tous ceux qui lisent se souviennent du discours fameux qu'il prononça, après son premier échec, devant la porte de l'Institut, et où il déploya sans pitié, vis-à-vis de ses collègues d'aujourd'hui, ses meilleures qualités d'esprit, de malice, de belle et cinglante humeur : une page éloquente, ma foi, écrite de verve, d'un seul jet, dans un moment de dépit et de revanche, un grand discours d'opposition qui était, dans son genre, un discours ministre, et après lequel on put dire : Tu seras académicien, J. J.
Le spirituel vaincu ne s'en tint pas là, et pour mieux montrer à l'Académie toute l'étendue de son mécontentement, il se fit recevoir membre de l'académie rf« Caveau, une société d'hommes gais qui siègent à table, font collection de bons mots et de bons mets, rédigent le plus succulent des dictionnaires, et qui, entre deux rasades, chantent la gaudriole et embrassent Lisette. Ce fut un scandale dans le clan académique et un éclat de rire partout ailleurs. Quoi, Janin, au Caveau, Janin, le dernier des confi-
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dents de Melpomène, Tami des Bertin, l^écrivain dés Débats ! C^était à n'y pas croire, et cette équipée, d'après les bruits et les conjectures d'alors, devait lui fermer à jamais le palais Mazarin.
L'Académie est bonne fille, après tout, quand elle n'a pas ses nerfs; elle a feint d'ignorer ou d'oublier l'incartade de l'espiègle feuilletoniste et ne s'est souvenue que de ses mérites. Si M. Janin avait pu garder quelque ressentiment dé seâ revers académiques, la triomphante séance de jeudi en eût extirpé de son cœur jusqu'aux dernières racines. Les applaudissements, les délicieuses flatteries, les témoignages de déférence les plus expressifs lui ont été prodigués. On lui a rendu les honneurs réservés aux élus de marque. Comme on voit aux jours de fête, dans les églises catholiques, décorer avec une pompe inaccoutumée, pour mieux honorer les saints, les chapelles qui leur sont consacrées, ainsi, dans la profane église de l'Institut, on avait paré avec un soin ingénieux et touchant, à l'intention de Janin, la chapelle des nouveaux élus. Des guirlandes de myrte et de laurier couraient le long des frises; le lierre et Tachante s'enroulaient autour des colonnes; cent bougies blanches et roses, brillant du plus vif éclat, encadraient la tête de l'heureux saint du jour dans une auréole d'or. Le masque de Thalie, le cothurne de Melpomène, lés feuilletons sur Lucrèce, les livres de Barnave et de V Eloquence à Rome, étaient suspendus devant l'autel en guise à^ex-voto. Dans des cartouches
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blancs, se voyaient retracés les principaux titres de Janin aux suffrages de TAcadémie : La Religieuse de Toulouse, le Neveu de Rameau^ les Contes du Chalet, les Contes bleus, V Histoire de la Littérature dramatique, et même, Dieu me pardonne, VAne mort et la Femme guillotinée. Dans un trépied d'argent massif, richement ciselé, fumait Tencens, cher aux récipiendaires.
M. Camille Doucet, qui était chargé de prononcer le panégyrique du nouvel élu, s'est acquitté de ce soin avec une éloquence qui a charmé l'auditoire et en particulier M. Janin; il s'est discrètement approché de l'éblouissante chapelle, où rayonnait dans un nuage de vapeurs odorantes le goutteux immortel, et là, pendant que le néophyte était tenu sur les fonts baptismaux par ses deux parrains, MM. Saint-Marc-Girardin et de Sa délicatement sur son front l'eau lusti consécrateur. C'est ainsi que M. J; dans la terre promise ; le voilà mair de tous les sacrements académiques accompli ; il pourra désormais signer bre de l'Académie française. Il n'e tinction plus haute dans la républiq M. Janin en était digne. Peu d'écri une part plus active au mouvement ture contemporaine. Par ses ouvrage seils, par l'exemple d'une vie exclusi crée à l'étude, par l'action ininterror quarante années, d'une critique éle\
il a honoré, glorifié le sentiment du beau, Tart d'écrire. Bon nombre de talents lui doivent le jour; il a été le patron et le héraut des meilleures réputations de son temps; il n'a eu que des sourires pour les folles équipées et les envolées présomptueuses des gens d'esprit; il tend une main secourable aux talents bienséants et dignes qui cherchent leur voie ; il aime la jeunesse et se plaît, lorsqu'elle lui en fournit l'occasion, à la pousser dans le chemin du succès.
Nous avons sous les yeux une lettre inédite de M. Janin où éclate et respire toute sa sympathie pour les jeunes, une lettre datée de 1853 ^^ adressée à l'un de nos compatriotes, M. Octave Lacroix, le benjamin de Sainte-Beuve, un de ses disciples les mieux doués, qui débutait alors dans la carrière des lettres par un volume de poésies, les Chansons d'Avril. La lettre est charmante. Nous ne pouvons résister au plaisir de la publier. Celui qui l'a reçue voudra bien nous pardonner d'avoir associé à des confidences qui l'honorent le public corrézien, ami de ses chansons et de son talent.
« Je les ai lus, ces poèmes jAw mois de mai, et je les trouve, en effet, tout remplis des grâces de Vavrillèe. Il est impossible à coup sûr d'être à la fois plus jeune et plus amoureux, et, ce qui m'en plaît, c'est qu'il y a encore en tout ceci plus de jeunesse que d'amour. Ah ! le bel âge à écrire des sonnets, des chansons, des élégies en jupon court,
et que l*on vous envie et que Ton vous aime, jeunes gens, qui ne doutez de rien, qui vous jetez à la nage au beau milieu du lac de Lamartine, sans savoir si vous savez nager 1 Voilà justement ce qui fait votre force et notre indulgence. Ah ! s'écrieront les vieillards, les blanchis, les ventrus, les compères de 1804 : les malheureux, ils vont se noyer ! Soudain le nageur reparaît à la surface, en secouant Teau de ses cheveux ; il a bu un coup de cette eau sacrée et poétique, et des profondeurs le voilà qui remonte à la douce clarté du jour. Il y a trop de roses dans votre livre, il y a trop d'allemand, trop d'anglais, trop de muses de salons ; en revanche, on respire en ces poésies le parfum d'Horace et de Virgile, avec un peu de l'Attique. On voit l'étudiant, on reconnaît l'écolier, le chercheur d'aventures et de nouveaux mondes, mais cela est vivant. Que de choses à retrancher dans ce superflu : eral quod tollere velles, mais aussi que d'aimables et bienséantes qualités, des grâces, des rêveries, des calineries, des mignardises ! On voit que le spondée et le dactyle italiens ont passé dans le français en belle humeur. Votre vers y gagne une allure vive et légère qui convient à ces poèmes bohémiens. Enfin, vraiment, j'ai lu ce petit livre hier d'un bout à l'autre, et j'ai trouvé des choses charmantes dans ce fouillis d'herbage, de fleurs, de joncs, de mauves et de romarin; il y a même une pièce que je sais par cœur, c'est la dernière :
» Nous avons vieilli tous les deux, comtesse î
» C*est complet, et tout le monde ici-bas voudrait avoir fait cette pièce-là. Demandez à votre maître, au maître à tous, au poète, au critique, à ce terrible Sainte-Beuve, à qui vous avez dédié deux pièces qui ne sont pas les meilleures du recueil. II vous dira mieux que je ne saurais vous le dire, à quel point il importe au poète, avant de se mettre à écrire, de faire le plan même d'un sonnet, même d'un rondeau. Faites un plan, proposez-vous un but, et méfiez-vous du hasard, même quand vous chantez la marquise ou la grisette de vos pensées. Or, c'est justement le plan du poème qui manque à quelques-unes de vos poésies. Vous commencez au hasard et vous finissez au hasard comme vous avez commencé. Il faut laisser cette science-là aux chardonnerets. En poésie, il n'y a pas de hasard ; « il n'y a pas de premier venu », disait Figaro,
» Telles sont mes humbles critiques. Je me hâte de vous écrire, car je sais ce que c'est que l'effrayante impatience d'un homme qui a fait un livre. On se figure que le monde entier va l'acheter le premier jour pour le lire, et quand on ne le voit pas venir on se met à jurer contre le ciel, qui n'en peut mais.
» Soyez patient; sachez attendre. Il n'y a pas un beau vers qui ne fasse un beau chemin, pourvu qu'on lui donne le temps d'arriver. J'espère avant peu,
parler des CA.... d*A et cependant, laissez-moi,
mon doux poète, vous serrer la main de tout mon cœur. »
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M. Janin parle ainsi aux jeunes adeptes de la poésie, du roman, du drame, simplement et familièrement, sans pédanterie et sans emphase ; il les encourage et les avertit à la fois, leur montrant d^un geste paternel les bons sentiers et les écueils, se réjouissant avec eux des senteurs et des mélodies de leur avril, mais n'oubliant jamais le sérieux de Tart et mettant à sa façon, d'une façon souriante, à côté de l'éloge le juste conseil, la critique aimable et sensée. Sa bienveillance était proverbiale; on la lui reprochait quelquefois. Il passait pour le petit manteau bleu des auteurs en peine et ne s'en fâchait pas. Il aimait mieux pécher par excès d'éloge que par l'excès contraire. Même vis-à-vis de ses détracteurs, des envieux, des railleurs et des violents, il usait avec esprit de clémence et de générosité. M. de Pontmartin, certes, ne l'avait pas épargné dans ses Jeudis de Madame Charbonneau, La vengeance qu'il en tira est curieuse à connaître. Voici, dans un passage d'une lettre qu'il nous a adressée à l'époque, sa réponse à l'insulte et son jugement sur M. de Pontmartin :
« Soyons des premiers, les uns et les autres, à honorer l'art de bien dire et de bien faire, et si, par malheur, quelqu'un des nôtres insulte à l'art même qu'il exerce, ayons soin de jeter sur sa faute un pan de notre manteau, gardant le reste du manteau pour nos jours de défaillance. Et vous avez eu raison, même en lui donnant tort pour cette fois, de
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bien parler de M. de Pontmartin. Son mérite et son talent, tout ce qu'il a fait, tout ce qu'il doit faire encore plaident en sa faveur. C'est un grand esprit, mieux encore un homme d'honneur, grand ennemi des forces injustes, opposé à toutes les usurpations de toute espèce ; les lettres françaises feraient une grande perte en perdant M. de Pontmartin. »
Les revanches de M. Janin sont miséricordieuses. L'homme d'esprit ne se souvient pas des injures faites à l'écrivain. Son unique passion est celle des livres, des belles inventions, des créations familières ou tragiques de l'histoire, de la comédie, de la littérature et des arts, des grandes amitiés de Lamartine, de Hugo, de Béranger, de Sainte- Beuve, des maîtres dans tous les genres et dans toutes les gloires; sa vengeance, à lui, est d'écrire le Chemin de traverse^ la Fin d'un Monde, les Gaietés champêtres, les Contes et Nouvelles, son Horace y et ses Lundis étincelants, capricieux, hospitaliers,'* remplis d'indulgence pour les débutants, de respect pour le génie, de déférence pour les beaux esprits qui s'égarent.
L'Académie a bien fait d'admettre dans sa compagnie ce lettré émérite, cet ami du bien dire et du bien faire, ce gourmet des festins d'Horace, cet épicurien des muses modernes, cette plume et ce cœur d'or.
18 novembre 1871.
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