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COUSINES

3t devenu pauvre commain. Les Méditations ent belles ? Donc, pour le, beaucoup d'habileté personnelle, des repré- 5 par un sentiment d'or- :ause est-elle de nature 1 droite que la tienne, — Je résume en (fieX- 'eudis de M^^ Charbon' véritables jeudis d'écour d'esprit et de très île buissonnière, aller à ts du voisin, rosser ses rier, au bout de la jourmant d'aise devant ses ujours eu de la chance ;

Babylone, Un tabellion *aris, a transcrit ses im- )tes, ses réflexions dans die Babylone et signé

pas non plus de main îs, et Paris est drapé de

un mot d'ordre ?

3it, il y a quelques trente leconde renaissance, en ï, alors que Dumas P^' î père Lahire trônait au

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boulevard Mont-Parnasse. Les jeunes gens portaient en ce temps-là des cheveux mérovingiens, des barbes taillées en quenouille ou lancées en plein vent. Dédaigneux de la mode banale, ils prenaient leurs modèles dans le monde littéraire, adoptant tour à tour, suivant l'heure, la crinière léonine de Gautier, les airs penchés de Joseph Delorme, les grâces fauves d' Antony, le débraillé impertinent de Rolla. Les générations de cette époque étaient marquées extérieurement comme d'un cachet d'originalité excentrique ; mais elles avaient, en revanche, toutes sortes de nobles enthousiasmes ; elles croyaient, elles pensaient, elles luttaient; elles avaient enfin le mérite et la joie de vivre, mais aujourd'hui !

Jean- Jacques a été vraiment le prophète du Paris nouveau : « Ville de boue et de fumée ! » Ce n'est même plus assez dire et il faut ajouter : « Ville de goudron et de mortier, de plâtre et de gâchis ! » Donc, respect aux vieux Paris ! — O cité souveraine, ville de Pascal et de Montesquieu, de Corneille et de Molière, de Voltaire et de Rousseau, de Diderot et de Beaumarchais, immortelle patrie des grands hommes, te voilà devenue la patrie des maçons, des carriers, des menuisiers, des vitriers, des charpentiers 1

Et ainsi de suite, car je résume. Sur ce chapitre notre notaire est intarissable ; pas une hypothèse ne lui échappe; il interroge les boutiquiers et les gens du monde, les propriétaires et les locataires, recueille, chemin faisant, les griefs épars, les opinions individuelles, les protestations anonymes;

ute les différentes considéraitiques et artistiques qui ont is nouveau.

sont éloquentes, habilement Temporte-pièce ; elles nous it. Pourquoi ? C'est que, pla- 'un étudiant devenu notaire, eure, est redevenu étudiant, itéetd^autorité.

npe en effet; ce qu'il regretl'est pas la rue de La Harpe, s-Saint- Jacques, ni la rue du ■ci, ni ce quartier-là; c'est le il parcourait d'un pied leste Dyeux et chantant avec la gras de sa jeunesse; c'est la enfuie. Qu'il s'en prenne au à lui-même, comme Lisette, lis jeter l'anathème au Paris mds-moi mon Pays-Latin que lin du Luxembourg que tu in des bonnes gens et des urs et des poètes, des publi- 5, celui de Lamartine et de CoUard et de Berryer, de Sand, de Pradier et de l'on portait Chateaubriand se livrait bataille autour de e Borgia, — Ah ! bien oui, tais-je tenté de lui dire, troc

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PARIS ET PROVINCE l^

pour troc, rendez-moi mes vingt ans et je vous rendrai votre Paris.

Le livre de M. Pelletan pêche, à notre avis, par la situation même du personnage mis en scène. Le tabellion se souvient trop de l'écolier ; il juge le Paris nouveau, ce qui est un anachronisme, du point de vue des chansons de Béranger et du grenier de Lisette.

Puis c'est un provincial, autre grief. Que les Parisiens se plaignent, se récrient, protestent, pétitionnent, rien de mieux; cela se comprend. Condamnés aux travaux forcés du déménagement continu, campés dans leur ville comme des locataires dans une maison en démolition, ils ont vraiment quelque raison de maudire les merveilles du moellon, les «vi'rv^r.^^^ A^^ ^Qup d'ocil, le despotlsHie de la ligne lindre de leur grandeur qui les attaie la Seine, c'est-à-dire à tous les ie l'imprévu, au bouleversement en 1 sens dessus dessous à perpétuité, rovinciaux, que nous serions ingrats re ! C'est pour nous, en effet, que norphoses du mortier et du moellon , réalisées. Quand le gâchis a fait , quand le parc fleurit sur un abattis le boulevard aligne à perte de vue ves, nous prenons la diligence ou le livant la chance, et, fouette, cocher !

r ! nous voici dans la nouvelle Babyivons à point nommé : le râteau a

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l8 CAUSERIES LhMOUSINES

re et de bronze des; la dorure de ville ressemî Versailles des :réés pour leur st admirons et isin a château à

is pas le notaire )osant ses griefs éresser. Placée ritique manque

rdée, vivement 1 éclat et quelle

eur a parcouru, :nce et des arts, ur rétat de la )grès effrayants :oup d'œil d'un :é moderne. Ce îon mari I une ble défense de tite mais injuste ; comme type ►rphoses. Il y a le suite de chaont honneur à

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l'écrivain éminent, au moraliste, àThonam Une seule obsen''ation cependant, poui qui répond à un sentiment presque péi l'impression duquel la lecture de ce livre r se. M. Eugène Pelletan, par une dispositi particulière, — sans parler de certaines ( ces de sa vie militante qui ont dû agir pu sur lui, — est un pessimiste convaincu, de foi, mais enfin un pessimiste renforcé. Il y dans ses écrits comme dans sa personne ; à une espèce de deuil à vie ; on sort touj de sa maison.

Aux questions qu'il se pose dans se

volume, M. Pelletan répond à peu près

savant de Candide : « Je trouve que t

travers chez nous ; que personne ne sait ;

son rang, ni quelle est sa charge, ni ce qi

ioit faire, et qu'excepté le soup

et où il paraît assez d'union, te

se passe en querelles impertim

Dntre molinistes, gens de Parlen

jlise, gens de lettres contre gens

; contré courtisans, financiers

mmes contre maris, parents cont]

guerre éternelle . »

une teinte d'acrimonie, un to

:hose d'excessif et d'emporté da

ires.

)is, nous devons dire que le 1 Babylone se termine par un h}

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mant à l'espérance. Le savant de Candide a brisé ses formules sceptiques ; le pessimiste se relève fièrement et contemple d^un œil ravi le jour qui point à l'horizon. Espérance ! espérance ! Douce lumière ! Roméo boit à Juliette, et Talouette matinale chante dans les airs les amours de la Jeunesse et de la Liberté.

25 juin 1864.

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