LES MACHINES A DÉFAUT DE BRAS
au dépôt qu'il ne va chez Tassureur ; il faut qu'on aille chez lui, qu'on le prenne au nid, qu'on le rompe à force de bonnes raisons. Faites de même avec les instruments d'agriculture ; établissez un dépôt au chef-lieu de département, confiez-le à un homme de votre main qui sache manier les outils et convaincre, qui sache se déplacer, aller de droite et de gauche chez le cultivateur , lui ouvrir les yeux sur sa position, lui mettre en relief ses embarras, lui indiquer les moyens d'en sortir, lui proposer des essais ; un homme qui dise : Vous ne savez pas où trouver des bras pour les exigences de votre exploitation, je vous offre des machines pour remplacer ces bras ; — vous ne voulez pas acheter sans connaître, je les mets à votre disposition pour une demi-journée ou une journée pleine ; — vous ne savez pas les manier ; je vous donnerai gratuitement une leçon sur le terrain ; — vous n'avez pas d'argent disponible à cette heure ; je vous ferai crédit durant six mois et plus ; — vous ne voulez pas acquitter la facture en une seule fois, vous réglerez par à-comptes, chaque quinzaine, chaque mois, chaque trimestre, à votre choix ; — vous avez peur que les machines ne se dérangent et de ne point trouver d'ouvriers pour les réparer ; soyez tranquilles, nous en formerons dans le pays, et, en attendant, je me charge de pourvoir aux réparations.
Ayez à la tête de chaque dépôt un homme qui se remue et parle ainsi, qui cherche la clientèle et ne l'attende point, qui saisisse les occasions, qui arrive à l'heure, au bon moment, et vous ferez d'excellentes affaires pour vous, en même temps qu'elles seront excellentes pour nous. C'est notre conviction, et c'est la conviction de beaucoup d'autres.
Si vous voulez que le ciel vous aide, aidez-vous d'abord, faites preuve d'initiative ; faites du bruit pour qu'on vous entende, montrez-vous pour qu'on vous voie, expliquez-vous pour qu'on vous comprenne.