‹ Causeries sur l'agriculture et l'horticultureChapitre 38 sur 64 · COMMENT ON RECONNAIT U8 PLANTES QUI SOUFFRENT · texte numérisé non relu

COMMENT ON RECONNAIT U8 PLANTES QUI SOUFFRENT

Il existe un vieux préjugé que voici : Toutes les fois que nous avons sous les yeux un être développé d'une façon extraordinaire, nous voulons à toute force qu'il soit bien portant et qu'on le tienne pour un modèle de Tespèce. Nous sommes pour les géants, quand même les géants ne tiendraient pas sur leurs jambes ; nous sommes pour ceux qui payent de mine sans jamais nous demander ce que vaut le fond ; nous sommes pour le volume sans nous inquiéter de la densité, pour ceux qui sont gras et ne vivent guère contre ceux qui sont maigres et ne savent pas mourir.

Dans la plupart des cas, nous ne disons pas dans tous les cas, les apparences sont trompeuses. De ce qu'une plante se développe à merveille, il ne suit pas toujours que son état de santé soit irréprochable ; c'est souvent le contraire qui a lieu. Ainsi, comme on l'a fait remarquer avec raison, ce n'est pas précisément dans les terrains où elle se plaît le mieux que la vigne pousse ses plus beaux sarments ; ainsi, elle ne pousse guère sur les coteaux de la Bourgogne qui, cependant, lui conviennent bien, tandis qu'elle pousse à merveille dans les argiles de la plaine, à une lieue de là, et certes les argiles lui sont moins salutaires que le calcaire des coteaux. Aussi ' dans la plaine, nous avons eu des cas d'oïdium, tandis que sur le coteau nous n'en avons pas eu.

Et ce qui est établi pour la vigne l'est aussi pour d'autres plantes. Avec de l'humidité, de l'engrais et nécessairement assez de chaleur pour mettre la sève en mouvement, vous

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