‹ Causeries sur l'agriculture et l'horticultureChapitre 6 sur 64 · L'AGRICULTURE N'E8T PAS UNE SCIENCE DE LOCALITÉ · texte numérisé non relu

L'AGRICULTURE N'E8T PAS UNE SCIENCE DE LOCALITÉ

Jacques Bujault, qui était un homme de bon sen$ et de bons conseils, mais qui était plus avocat que savant, a commis une grosse erreur, à notre avis, lorsqu'il a posé en principe que Tagriculture était une science de localité. Ceci revient à dire qu'un excellent agriculteur de tel canton peut tomber à plat dans tel autre canton, si en changeant de place il trouve en même temps la nature de son terrain changée. Ceci revient à dire qu'un agronome qui fera merveille dans le Midi ne fera plus que des écoles dans le Nord, et réciproquement. Nous n'admettons pas cette hérésie, et ne comprenons pas qu'on vienne la ressusciter et la réchauffer. Si vous nous disiez qu'un praticien exercé, eapable de réaliser des prodiges dans son pays, ne sera souvent bon à rien partout ailleurs, du moment où il ne retrouvera plus le vieux

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sol qu'il connaissait si bien, le climat sous lequel il a vécu de longues années, nous serions de votre avis. Dans ce cas, nous reconnaîtrions avec vous qu'un cultivateur fort habile sur un point peut, de la veille au lendemain, devenir fort maladroit sur un autre point et échouer constamment ici, tandis qu'il réussissait constamment là-bas. Prenez dans le pays de Waes ou aux environs de Lille un de ces hommes qui font du véritable jardinage dans la grande culture, transportez-le loin du pays natal, sous un ciel qui lui [soit étranger, sur un sol différent du sien, et les premières années, sans aucun doute, à moins qu'il n'ait bien pris ses rensdgnements dans la localité, il ne sera pas heureux dans ses récoltes. 11 aura tout un apprentissage à faire, toute une série de tâtonnements à tra* verser avant d'arriver à des résultats passables. Hais cela ne prouve pas que l'agriculture soit une science de localité ; cela prouve tout bonnement que les pratiques agricoles doivent varier avec les localités, comme les pratiques médicales, par exemple, varient avec les tempéraments des individus et suivant les climats.

Voici un cultivateur habitué à rennier des terres arçileuses ou humides et qui, dans ces terres, tire admirablement parti du drainage. Vous trouvez ses récoltes charmantes, vous tenez à l'avoir pour fermier à tout prix, et l'envoyez dans un domaine composé en partie de terres arides. Puis, vous dites à cet homme : — Je m'en rapporte à vous, je vous donne carte blanche, procédez ici comme vous procédiez là-bas. Or il y a gros à parier aussi qu'il perdra votre domaine au lieu de Taméhorer. Après cela, vous accuserez la science, comme si elle était pour quelque chose dans ce mécompte. Accusez la routine, et vous serez dans le vrai ; dites que cette routine peut être excellente dans une localité et détestable dans une autre localité, mais ne vous en prenez pas à la science, qui est parfaitement innocente sous ce rapport; ne mettez pas à la charge de la théorie ce qui revient de droit à la pratique. Si l'agriculture était une science de localité, les agronomes

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les plus estimés ne feraient plus que des fautes au fur et à mesure qu*ils se déplaceraient. M. de Gasparin, par exemple, cesserait d'avoir une valeur au delà du territoire d'Orange et déraisonnerait nécessairement sous le climat de Paris, tandis qu'en réalité cela n'est pas çt ne peut pas être.

11 n*y a de local que la routine ; la science agricole, au contraire, est de tous les pays. 11 suffit de l'appliquer avec intelligence et de tenir compte avec elle des circonstances au milieu desquelles on opère. La science agricole ne nous dit pas : Je suis anglaise, allemande ou espagnole, je procède de la sorte dans mon pays, et vous engage de toutes mes forces à procéder de mêihe en France et en Belgique. Ce sont les écrivains à courte vue qui parlent ainsi, qui bâtissent des théories boiteuses sur des succès de clocher, qui résument le monde dans le territoire de leur village, et s'imaginent naïvement que leurs méthodes sont d'une application universelle. Si vous appelez cela la science agricole, vous avez raison de la localiser, de la cantonner dans quelque coin du globe. Pour nous, ce n'est qu'une des pages de cette science, et souvent une page incorrecte. La science agricole n'a pas de petite patrie, pas de petite église ; elle a des ailes pour planer de haut, des yeux pour voir de loin, des conseils pour tout le monde, des observations pour tous les climats et pour toutes les récoltes. C'est à nous ensuite de nous approprier les observa- Uons et les conseils qui conviennent à notre région de culture, à la nature de nos champs, etc., laissant de côté ce qui, n'étant point applicable chez nous, peut convenir à d'autres. Quand elle nous dit: Le drainage est une excellente opération dans les terrains humides et trop frais, elle ne nous engage pas à drainer les pâturages secs et à suivre en ceci l'exemple de certains cultivateurs maladroits de l'Angleterre, qui ont détérioré de riches herbages, croyant les améliorer. Quand elle nous dit : L'eau est indispensable aux végétaux, nous ne sommes pas tenus de leur en donner trop et d'arroser à outrance des sols trop mouillés. Quand elle nous dit : Ije fumier

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paîlleux d'écurie est avantageux dans les argiles, parce qu'il les soulève avec force et rompt leur compacité, elle ne nous autorise point à le trouver avantageux dans d'autres circonstances.

La science agricole, encore dansTenfance, à peine ébauchée, telle qu'elle est, enfin, ne nous trompe pas, ne nous jette pas dans de mauvaises voies. C'est parce que bien souvent on l'interprète mal, c'est parce qu'on lui fait dire ce qu'elle ne pense pas, qu'on donne à ses formules et à ses expressions un sens qu'elles n'ont pas toujours, que l'on s'imagine dans bien des cas avoir le droit de se plaindre d'elle. Si vous la jugez d'après les dix-neuf vingtièmes des publications que la librairie nous jette en pâture, vous la condamnerez certainement, attendu que ces publications sont pleines de contradictions apparentes, de choses qui semblent s'exclure. Mais permettez-nous de vous faire observer qu'elles ne relèvent pas toujours de la science, que presque toutes résument, développent et expliquent à leur manière des remarques locales, sans le moins du monde se préoccuper de ce qui se passe au delà de leur horizon rétréci. C'est de l'empirisme sur le papier, de la routine écrite, bonne ici, mauvaise ailleurs. Mais, encore une fois, ce n'est pas la science agricole, ce n'en est tout au plus qu'un feuillet détaché. Une science quelconque, celle de l'agriculture comme toute autre, se constitue, non sur quelques remarques isolées, mais sur un ensemble de remarques recueillies de temps immémorial sous toutes les latitudes, à toutes les hauteurs, sous les différents climats, sur les différents sols, au milieu de circonstances qui varient à l'infini. La science agricole, c'est le tout, non la partie, et, lorsque vous affirmez que l'agriculture est une science de localité, vous prenez la partie pour le tout, le détail pour l'ensemble, la première page venue pour le hvre entier. Voilà pourquoi nous protestons.

Le véritable agronome n'ira pas, de but en blanc, appliquer dans une région culturale qu'il ne connaît pas, les procédés

agricoles qui réussissent parfaitement dans une région à lui connue. En même temps qu*il se déplacera, il fera la part des conditions nouvelles ; il s'assurera de la nature du sol, des influences de la température, des débouchés qui lui sont ouverts; il se renseignera, se demandera si ses procédés ont leur raison d'être ; il se fera une théorie d'application locale, la confrontera avec les opérations routinières de Tendroit, se mettra ensuite à Tœuvre et prospérera, soyez-en sûr, tout en améliorant.

Les écrivains qui traitent de l'agriculture ont le tort de considérer le petit milieu où ils se meuvent comme un univers, le coin de leur feu comme un monde; Quand ils écrivent pour une poignée d'hommes qui les entourent, ils ont l'air de s'adresser à une population considérable et de croire que leurs conseils peuvent être suivis de loin comme de près. Il s'ensuit que chaque publication, excellente peut-être pour le canton habité par l'auteur, trouve des contradicteurs autre part, des contradicteurs qui peuvent avoir raison de leur côté, vu les conditions différentes au milieu desquelles ils se trouvent. Loin de mettre la science en défaut, ils raWirment; ils ne font ^u'en régler les applications diverses.

Dans les entretien» ou les discussions qui ont trait à Tagriculture,on s'accorde souvent, mais souvent aussi l'on ne s'accorde pas. Entre théoriciens purs, cela se comprend; chacun d'eux fait chapelle et excommunie plus ou moins son voisin pour se mettre en évidence. Il suffit que l'un dise : Oui, pour que l'autre réponde tout de suite : Non, sans savoir pourquoi.

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par esprit de coiitradiction^ par habitude, uniqueinent parce qu'il lui serait désagréable de partager l'opinion du voisin. II ne saurait y avoir deux soleils, il n'y en a qu'un ; à moi donc les Incas ! Le monde est plein de grosses prétentions et de petites jalousies qui prévalent presque toujours et gâtent les meilleures choses. Hais ce qui se comprend entre théoriciens qui ont un orgueil et des rancunes à satisfaire ne se comprend plus entre praticiens. Ceux-ci ne se connaissent point, ne s'en veulent point, et n'obéissent pas à de mauvais sentiments. Ils apportent des foits et les invoquent. Or ces faits sont très-souvent contradictoires, et c'est précisément ce qui a fait dire à Jacques Bujauh et à d'autres que l'agriculture était une science de locatité : ici vérité, là mensonge. Pour notre compte, nous n'admettons pas qu'il en soit ainsi. Les contradictions ne sont, ne peuvent être qu'apparentes; la plupart des observations qu'on nous soumet sont mal faites; les observateurs ne tiennent pas assez compte des circonstances au milieu desquelles ils se trouvent placés, des influences qui se sont produites. A-t-on bien ou mal cultivé, bien ou mal choisi son terrain, bien ou mal choi^ ses engrais, bien ou mal récolté? Voilà ce qu'il conviendrait d'examiner sévèrement toutes les fois qu'il y a contradiction dans les faits. Mettez-vous, par. exemple, à la place du lecteur qui voulait savoir à quoi s'en tenir sur le compte de la pomme de terre Chardon (grav. 5), et à qui l'on répondait : 1** M. Bella, directeur de l'École de Grignon, n'a pu sauver que le dixième de sa dernière récolte ; 2* un membre de la Société d'agriculture de la Haute-Garonne et de l'Ariége n'est pas satisfait du rendement; 5" H. Faure^ directeur de l'École normale du département, est, au contraire, enchanté du résultat, car il a obtenu trente-cinq fois le poids du plant; 4** MM. Mercadier et Darey se plaignent de la qualité, affirment qu'elle ne vaut pas la patraque jaune et qu'elle tombe en pâte à la cuisson; 5^ enfin H. Leussan dit, au contraire, que la pomme de terre Chardon est d'excellente qualité et qu'elle se maintient bien à la cuisson,^quoique très-farineuse.

— Mettez-vous, répétons-nous, à la^place du lecteur qui reçoit de pareils renseignements, et dites-nous ce que vous en penseriez. Évidemment, vous ne sauriez où donner de la tète et seriez fort en peine de prendre un parti. Tous les faits se contredisent, parce qu'ils ont été constatés dans des circonstances différentes. La pomme de terre demande à être plan-

Gray. 3. — Pomme de tene Chardon.

tée de bonne heure, dans un terrain léger, plutôt sec que frais, presque sans engrais, et plutôt avec du fumier long et faible qu'avec du fumier pourri et énergique ; elle demande un espace convenable entre les touffes et des binages fréquents et profonds. Voilà ses exigences. Si vous y répondez, et si, bieu entendu, le climat et les saisons ne vous contrarient pas, vous aurez de bons et beaux résultats. Si, au contraire, vous mettez vos plants dans une terre fraîche, aipleuse, avec force fumier pourri et énergique, et à une époque tardive; si vous rapprochez trop les touffes l'une de l'autre; si vous ne tenez pas la terre constamment meuble, les résultats seront mauvais. On ne récolte, après tout, que ce que Ton sème.

Vous échouez sur un terrain très-riche, qui ne convient pas à la plante; ce n'est pas une raison pour que nous subissions le même échec sur un terrain léger et médiocrement

fumè. H. Bella a perdu les neuf dixièmes de sa récolte à Grignon, mais votre serviteur a sauvé la presque totalité de la sienne à Saint-Hubert. Nous opposons résultat à résultat. Il y a lieu de croire que nos plants étaient de même provenance que ceux de M. Bella, mais il y a lieu de croire aussi que les conditions de culture ont été différentes et que nous avons pris deux routes qui ne devaient point aboutir au même but. La contradiction dans les faits recueillis n*a rien qui doive décourager; elle prouve tout simplement que les uns ont contrarié les besoins de la plante cultivée, tandis que les autres ont eu le bon esprit d'agir différemment.

Ce que nous venons de dire de la pomme de terre s'applique parfaitement aux autres produits de nos cultures. Vous trouverez des individus qui exalteront une plante ; vous en trouverez à côté qui la déprécieront. Us auront opéré sur le même terrain, sous le même climat, à la même époque, avec la même graine, pour arriver à des résultats entièrement opposés. Cela s* est vu, se voit, et se verra longtemps encore. A plus forte raison, les résultats seront-ils en désaccord quand ils opéreront dans des conditions essentiellement différentes.

11 y a, en culture, des lois générales qui sont de tous les temps et de tous les pays. Quand on s*y conforme, on réussit; quand on les enfreint, on échoue. Vous condamnez une récolte sur un essai ; mais dites-nous donc d'abord comment vous Tavez cultivée. Vos observations peuvent être justes; mais, si elles sont défavorables, n'est-ce point par votre faute la plupart du temps? Avez-vous bien et exactement fait ce qu'il fallait faire pour être content? Ne mettez-vous pas à la charge d'une plante ce qui devrait être à la charge du cultivateur? N'exigez-vous jamais d'un climat ou d'un sol ce que ce climat ou ce sol ne peut vous donner? La plante n*a-t-elle pas plus à se plaindre de vous que vous d'elle? N'opérez-vous pas plus souvent à l'aventure qu'en raisonnant? Ne mettezvous pas, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, les torts de votre côté? Voilà le^ points à examiner. Les examine-t-on? Oui,

quelquefois; non, le plus souvent. Lorsque nous demandons des renseignements sur une espèce ou variété nouvelle et peu répandue, nous supposons et devons supposer que l'espèce ou la variété en question, dont on va nous entretenir, a été cultivée dans des conditions régulières. Si, quand nous étions au cœur de la Bourgogne, en face des coteaux de Beaune et d'Aloxe, vous nous aviez demandé ce que nous pensions de la vigne, nous vous en aurions dit beaucoup de bien ; mais si, lorsque nous étions au milieu des bruyères de TArdenne, vous nous aviez posé la même question, nous aurions répondu que la vigne a été vantée outre mesure, que nous en avons vu quelques treilles aux murs, dans des cours parfaitement exposées et à l'abri du nord, que ces treilles portent des grappes qui ne mûrissent pas tous les ans et qui ne valent rien, même quand elles sont mûres. Il y aurait eu contradiction sans doute, mais que prouverait-elle, sinon que l'on a tort d'exiger d'un climat ou d'un sol ce qu'il n'est pas en son pouvoir de donner? Eh bien, la plupart des contradictions qui nous arrivent de droite et de gauche sur telle ou telle culture ne prouvent pas autre chose. Tantôt c'est le climat qui se refuse à cette culture, tantôt c'est le terrain, tantôt c'est l'époque du semis, ou bien un détail minime, en apparence insignifiant, en réalité de la plus grande importance, qui aura été oublié.

Celui-ci sèmera des carottes ou des panais sur un champ fraîchement labouré et fumé avec du fumier long; celui-là sèmera les mêmes graines sur labour reposé et sur vieille fumure. A la récolle, vous prierez chacun d'eux de vous donner son avis. Le premier vous dira : « Ne me parlez point de vos racines, ça fourche et ça ne rend pas de quoi payer la peine qu'on se donne ; » le second vous dira : « A la bonne heure, vivent les racines! nos terres leur conviennent on ne peut mieux. »

Celui-ci, cultivateur de terres légères, vous dira : «Ne me parlez pas de repiquer les betteraves; celles qu'on sème à de-

meure deviennent plus belles que les autres. » Celui-là, cultivateur de terres fortes ou assez consistantes, vous dira, de son cdté : c Ne me parlez pas de semer des betteraves à demeure pour les avoir belles, il faut les semer en pépinière d'abord et les repiquer ensuite. » Ils auront raison Tun et Tautre. La betterave veut un terrain raffermi et frais. En repiquant dans une argile ou dans une alluvion, vous aurez toiyours assez de fraîcheur et de cousistaute; en repiquant, au contraire, dans une terre légère, vous ameublissez la terre déjà trop meuble naturellement, tandis qu'avec les semis en place, le sol a le temps de se rasseoir, de se tasser en attendant la levée des graines. Si cependant vous n'entendiez que la déclaration des deux cultivateurs, sans connaître la nature de leurs propriétés, vous diriez : « Voilà deux hommes qui ne sont pas d'accord ; de quel côté est la vérité, de quel côté Terreur? »

Parlez de rutabagas ou de navets quelconques, les uns vous répondront que la culture en est très-avantageuse; les autres, dans la même localité, afGrmeront qu'elle ne convient pas, qu'ils en ont essayé une fois ou deux, et que tous les plants ont monté à fleur la première année. Les premiers auront semé tard les navets ou repiqué tard les rutabagas; tandis que les seconds auront cru bien faire en semant et en repiquant de bonne heure, et auront manqué leur opération.

Encore une fois, n'ayons pas une confiance aveugle dans les renseignements que nous fournissent les praticiens, quand ces renseignements sont défavorables. Presque toujours ils s'en prendront à la plante cultivée, lorsqu'en bonne justice ils ne devraient s'en prendre qu'à eux. Laissons les contradictions se produire sans nous en étonner ni nous en inquiéter. Seulement, donnons-nous la peine de remonter à la source des succès et à la source des échecs, et toutes les contradictions s'expliqueront parfaitement.

DE L'OHBBË ET DE L'ESPRIT DE SUITE DANS LES TRàVAUI. ÎZ

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