‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 27 sur 93 · Charte de 961, ap. Cung., Subhastare · texte numérisé non relu

Charte de 961, ap. Cung., Subhastare

8o CAUSERIES SUR L'ART ET LA CURIOSITE.

vendre et inquanter tout ce qui lui sera baillé à cet effet' ». A Paris, dans les ventes judiciaires, le juré-priseur est remplacé par un sergent à verge du Châtelet. L'huissier-priseur ne paraît qu'au xvi" siècle.

Il ne faut pas confondre les jurcs-priseiirs avec \qs jurés-crieurs. Ceux-ci faisaient partie de la confrérie des crieurs chargés d'annoncer à son de trompe tout ce qu'on voulait porter à la connaissance du public, les ventes publiques, les ordonnances de police, les ouvertures de foires et de marchés, les denrées et le vin à vendre, les décès, les enfants et les objets perdus, etc. 5 ils avaient, en outre, l'entreprise des pompes funèbres-. Leur patron était saint Martin le Bouillant, pour lequel ils professaient une grande vénération. A part ce patronage qui pourrait convenir à MM. les commissaires-priseurs, leurs attributions n'ont rien de commun avec celles des anciens jurés-crieurs.

Les ventes mobilières après décès ont lieu soit au domicile du défunt, soit sur la place publique : à riioslel priser et au marché vendre, dit un ancien proverbe cité par (^orgrave. Toutefois la corporation des orfèvres, fort jalouse de ses privilèges, ne permettait pas que les objets d'or ou d'argent fussent vendus autrement que chez elle et par ses mains. L'argenterie et les bijoux étaient exposés et

1. Charte de 961, ap. Cdug.^ Pelh^rius. — De Labordc, Gloss. ^OiU. mot expert.

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