‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 28 sur 93 · Livre des métiers^, d'Etienne Boileau, Introd.^ p.x L · texte numérisé non relu

Livre des métiers^, d'Etienne Boileau, Introd.^ p.x L

COMMERCE DE LA CURIOSITE. 8i

adjugés chez un membre de la communauté spécialement charg-é de ces opérations, à moins qu'il ne s'agît d'objets de fabrication étrangère ou provenant de confiscations, et dès lors appartenant au roi; dans ce cas, on choisissait les endroits les plus fréquentés, les ponts, les quais, les halles. En 1427, « Jehannette, vefve de feu Pierre Michel, femme amoureuse », ayant été trouvée vêtue, contrairement à l'ordonnance, d'une « houpelande de drap pers, fourrée par le collet de penne de gris, et ceinte d'une ceinture, boucle, mordant et huit clous d'argent, pesant en tout deux onces et demi, pour ce fut emprisonnée, et ladite robe et ceinture déclarée appartenir au roi par confiscation, et délivrée en plein marché le dixième jour de juillet; c'est à sçavoir ladite robe le prix de sept livres douze sols parisis, et ladite ceinture de quarante sols parisis^ ».

A partir du xvi^ siècle, on commence à vendre sur le quai de la Mégisserie, construit par François I", et devenu parla suite un des centres principaux de la curiosité parisienne : « L'an mil cinq cens cinquante, au mois d'aoust, dit Gilles Corrozet-, furent vendues publiquement en la Mégisserie plusieurs images, tables d'autelz, peintures et autres ornemens d'église, qu'on avoit apportez et

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