Palissy, Ari de terre^éà. Cap., p
bien labourées et leurs esmaux si bien parfondus sur le cuivre, qu'il n'y a nulle peinture si plaisante ^ »
Les peintres exposent leur assortiment de tableaux, les orfèvres leur vaisselle étincelante, les merciers leurs affiquets précieux, joyaux, pendants, chaînes, patenôtres et coffrets, ceintures et miroirs, éventails et broderies, toutes les fantaisies de la curiosité féminine; c'est le quartier favori du beau monde. Si vous avez envie de connaître un de ces magasins à la mode, je vous recommande un petit livre, les Dialogues fort plaisants de César Oudin - ; l'auteur met en scène un gentilhomme, le seigneur Thomas, et sa femme Marguerite, entrant dans la boutique d'un orfèvre :
Thomas. — Dieu vous gard, monsieur.
L'oRFÉVRii. — Et qu'il soir eti voscre compagnie.
Thomas. — Faites-nous voir quelques belles pièces.
L'oRFÉVRE. — Quelle sorte vous plaist-il? Des tasses, des coupes ou des pots, des bassins, assiettes ou escuelles, c'est le plus nécessaire.
Thomas. — Et aussi des coupes couuertes, des salières et des vinaigriers.
L'oRFÉvRE. — Holà, garçon, apporte icy toute ceste vaisselle du coffre.