‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 46 sur 93 · Jal., Viccionnuirej Mcduilles · texte numérisé non relu

Jal., Viccionnuirej Mcduilles

COMMERCE DE LA CURIOSITE. m

les tableaux de son école, les livres de ses imprimeurs, les laques et les porcelaines que ses navires lui apportaient de l'extrême Orient, ses faïences et ses tulipes ; il les payait fort cher, en formait des collections considérables et, la hausse une fois faite, revendait à bénéfice en gros ou en détail. Ce nouveau mouvement d'affaires exigeant une organisation commerciale, on fut amené à traiter la curiosité comme les autres marchandises; la vente publique fut réglementée d'une manière pratique, uniforme et, poiu* commencer, on lui donna un domicile fixe, une Bourse unique et centrale; à Amsterdam, cette Bourse se tenait au Vieux Heer Logement. Pour couper court aux prétentions des corps de métier, un commissaire officiel fut nommé par les bourgmestres ; il s'appelait vendu-meester ou afslager; son rôle se bornait à présider et à prononcer l'adjudication, le courtier faisant l'estimation. <( Au milieu d'une cour est élevé une espèce de bureau, sur lequel cet officier se place, ayant à ses cotez les courtiers, et devant lui une table avec un bassin de cuivre et une baguette pour frapper dessus lorsqu'il veut imposer le silence, ou qu'il veut adjuger les lots aux derniers enchérisseurs... Lorsqu'après diverses enchères il s'apperçoit que personne n'enchérit plus, il frappe un coup sur le bassin pour adjuger le lot'. » On n'a rien trouvé de mieux depuis deux siècles. Du courtier nous

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