‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 47 sur 93 · I. Dictionnaire du Commerce j au mot : Vendu-Meester · texte numérisé non relu

I. Dictionnaire du Commerce j au mot : Vendu-Meester

avons fait Vexpei^t, du rcndic-meestcr le commissairepriseur, nommé comme lui par l'Etat et remplissant les mêmes fonctions ; la Bourse de la curiosité s'appelle l'hôtel Drouot, et la baguette frappant sur le bassin est le prototype du marteau d'ivoire ' .

11 restait à trouver le marchand de curiosités ; c'est la dernière création du xvn* siècle.

Plusieurs corps d'états se partageaient alors, comme autrefois , la clientèle du curieux. En première ligne venaient le peintre, le sculpteur, le graveur et Vorfévre , qui vendaient seuls et directement leurs ouvrages, soit à l'atelier, soit en boutique , soit au champ de foire. Charles Hérault, peintre du roi et conseiller de l'Académie, dressait périodiquement son étalage à la foire Saint- Germain % et Sauvai, à ce propos, s'émerveille « de l'infinité de tableaux entassés et placés les uns sur les autres dans les loges des peintres ^ ».

La jouaillerie et la bijouterie , la vente des u tableaux, estampes, £giu*es de bronze, de marbre, de bois, candélabres, girandoles, pendules, cabinets, tables '), ouvrages de laque et de porcelaine, etc., c'est-à-dire le commerce « de toutes

1. Le marteau était déjà employé dans les ventes anglaises en 1755, à l'imitation de la baguette hollandaise, Livre-Journal de Lazare Duvaux, par L. Courajod, I, p. CXLIV. Je tiens de M* Ch. Pillet que c'est M* Bonnefbns de Lavialle qui se servit le premier en France du marteau, à une vente de chinoiseries,

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