‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 52 sur 93 · Eug. Piot, Cabinet de l'amateur · texte numérisé non relu

Eug. Piot, Cabinet de l'amateur

2. La plupart de ces catalogues sont au Cabinet des Estampes.

COMMERCE DE LA CURIOSITE. ii6

de la rue de Cléry, à l'ancien hôtel Lubert, est de tous les marchands celui qui a le plus voyagé dans les pays étrangers... il fait aussi les catalogues raisonnes des ventes les plus belles, dont on lui fait souvent l'honneur de le charger », dit élégamment le Guide de f Amateur ^

La salle Lebrun a longtemps servi aux ventes pubhques; c'est laque M' Pillet fit ses premières armes en 1 8^5, avant de mener les grandes batailles avec l'éclat, l'entrain et l'autorité que l'on sait. Gersaint vendait chez lui, au pont Notre-Dame ; Pierre Remy, rue Poupée; Paillet, à l'hôtel d'Ahgre. En 1780, Paillet acheta l'hôtel du surintendant BuUion, ruePlâtrière, aujourd'hui rue Jean-Jacques- Rousseau, pour (( y former une espèce d'établissement consacré aux ventes publiques de tableaux et autres effets ciu'ieux- ». L'hôtel BuUion n'a disparu que de nos jours. Du reste, on vendait un peu partout, chez l'expert, au domicile du vewdeur, chez le sieur Dumarest, rue du Bouloij à la salle Silvestre, chère encore aux bibliophiles ; au couvent des Grands-Augustins, à la maison de Saint- Louis, chez MAL de Sainte-Croix de la Bretonnerie; à défaut de salle, on s'accommodait d'une porte cochLre^

Vers la fin du siècle, le commerce de la curiosité tjnd de plus en plus à se grouper autour du

Page 1