Isle des Hermaphrodites
j. Inventaire de Louise de Lorraine. — Chaire de bois à mollette^ a foulding chair of wood (Cotgrave).
soient; se baissoient et se haussoient par 7'essorts, ainsi qu'on voiiloit ' » , tant il est vrai que rien n'est nouveau sous le soleil, pas même le fauteuil mécanique.
h' escabeau, le tabouret, la chatte basse et le placet- appartiennent à la catégorie de ces meubles bas, familiers, propres à la causerie. M. Viollet-le- Duc le remarque avec raison, ces différences de dimensions dans les sièges « contribuent à donner à la conversation un tour facile, imprévu, piquant, car rien n'est moins pittoresque qu'une réunion de personnes, hommes et femmes, assis sur des sièges de forme et de hauteur pareilles : il semble que la conversation prend quelque chose de Funiformité des postures et l'esprit y perd de sa liberté ^ » Le carreau'" est encore plus bas que le placet; c'est un large coussin fixé sur un châssis sans pieds, le siège favori des femmes qui connaissaient l'art difficile de s'asseoir à l'orientale et n'étaient pas fâchées de montrer leur grâce, tout en faisant un bel étalage de toilette : a fins carreaux poiu* asseoir les femmes qui surviennent ^ »
1. Isle des Hermaphrodites. — L'Inventaire de Catherine de Médicis mentionne sept chaires ou fauteuils qui se brisent.
2. M. de Laborde, dans son Glossaire^ dit que le placet date de la fin du xvi^ siècle seulement; c'est une erreur, puisque Corrozet le blasonne déjà en 1539.