‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 73 sur 93 · Savary, Dicc. du commerce^ Peintres · texte numérisé non relu

Savary, Dicc. du commerce^ Peintres

i8o CAUSERIES SUR LART ET LA CURIOSITE.

leux état-major de peintres, de sculpteurs, d'architectes et traînant à sa suite les rois, les princes et les peuples.

Sans doute l'occasion était belle et la revanche facile. Au bruit de la jeune armée triomphante, les préjugés vermoulus du moyen âge allaient s'écrouler, comme au son des trompettes les murailles de Jéricho ; détrompez-vous. Le vieil esprit romain ne se tient pas pour battu ; sorti des ruines avec la Renaissance, il s'empare encore une fois de l'opinion et gouverne de plus belle la cour et l'école.

Barthélémy de Chasseneuz, qui fut conseiller du roi François I" et président du parlement de Provence, s'exprime en ces termes dans son Catalogiis gloriœ iniuidi- : " Tout le monde est d'accord sur ce point qu'il y a seulement sept arts libéraux, ainsi nommés, d'abord parce que seuls ils rendent l'homme libre des spéculations basses et que seuls ils le conduisent à la sagesse; en second lieu parce qu'ils requièrent une âme libre à la diffcrcncc des arts sennles et mccaniques, où l'ouvrier travaille plus par le corps que par l'esprit ; enhn parce qu'on les enseigne aux enfants libres et nobles. » Voilà qui est parfaitement romain, et Sénèque n'eût pas mieux dit. Quant aux arts mineui^s ou mécaniques, Chasseneuz les classe dans l'ordre hiérarchique suivant : l'agriculture, l'orfèvrerie, l'impri-

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