‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 74 sur 93 · I. Dccima p^rsj i?,'j · texte numérisé non relu

I. Dccima p^rsj i?,'j

LES GUENONS. i8i

merie, ralchimie, la filature, la charpente, la taille des pierres avec la sculpture, l'art des couleurs comprenant la teinture et la peinture, le commerce, la vénerie et l'art théâtral'. On a besoin de se rappeler que Chasseneuz est un homme grave pour ne pas sourire à ces enfantillages. L'illustre Budé est encore plus net: dans un de ses traités-, se souvenant de Juvénal, il écrit sérieusement que les artistes sont la lie des villes, artifices siint fœces urbiuni.

Je n'ignore pas que le dédain des lettres pour les arts, — leur indifférence, si vous voidez, — passe pour un trait de notre caractère. On nous oppose Vasari et les Italiens, comme si la situation faite aux artistes par le moyen âge, conséquence de la tradition romaine, n'était pas commune à toutes les races latines. On fait valoir les institutions républicaines de l'Italie, la belle émulation de ces villes rivales formant des régions d'art indépendantes ' et se disputant les hommes de talent à coups d'honneurs, d'égards et de pensions ; d'où la conclusion que l'art doit nécessairement rencontrer plus de considération et s'épanouir plus volontiers dans un sol si fertile en Vasaris et en petites républiques.

Si je ne me trompe, la politique n'a que faire ici. L'art est ime plante capricieuse qui pousse où

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