I. Biiict, OEitvres de Kons^rd^ p
et portraire elle-même ' » ; elle est étrangère, agit à sa guise et se moque du qu'en dira-t-on ; d'ailleurs fille de marchand et de petite noblesse, comme on le disait tout haut à la cour de France'. Personne ne songe à Timiter et nos artistes ne font pas d'élèves parmi les gens du monde. Je veux croire que l'ancienne formule est bien usée, qu'elle n'est plus qu'une thèse philosophique à l'usage des écoles ; l'opinion pubhque résiste encore, elle n'admet pas la peinture ni la sculpture parmi les professions libérales. Geoffroy Tory, dans son Champfleury', ne reconnaît que les sept arts classiques; François Briot lui-même, qui travaillait dans la seconde moitié du siècle, représente encore les sept allégories autour de son plat de la Tempérances et Christophe de Savigny, composant en 1587 un Traité sur les arts libéraux', ne mentionne ni la peinture, ni la sculpture, ni l'architecture.
Henri IV eut l'honneur de comprendre le premier le mot du Graffione, que les artistes fout les éciis. Le bon roi n'était pas un dilettante à coup sûr, mais un esprit politique prêt à faire, par raison d'état et pour le bien public, ce que ses prédécesseurs faisaient par sentiment et pour leur propre