Id.^ II, 237^ note
ment rauteur contre ses adversaires ^ En vain quelques voix s'élevèrent pour protester, Rousseau saisit l'occasion d'une polémique qui lui servait de publicité; il riposta vivement aux applaudissements des femmes et des gens du monde, sa clientèle ordinaire, et, quoi qu'on en dise, il eut le dernier mot".
Le mémoire de Dijon est le point de départ de la doctrine révolutionnaire sur les arts et sur les artistes. Il traduit brutalement le sentiment philosophique et littéraire de son temps. « Les gens de lettres, disait Naigeon qui connaissait bien ses confrères, les gens de lettres, plus ou moins étrangers aux arts, en parlent superficiellement, n'en jugent pas mieux et n'en suivent même l'invention et les progrès qu'avec ce faible intérêt qu'on met à toutes les choses vers lesquelles la nature n'entraîne pas avec violence ^ » On sait quel pitoyable connaisseur était Voltaire ; ni la peintiu-e, ni la musique n'existaient poiu- lui'. C'est Voltaire qui jugeait /t7 Ftîmille de Darius bien supérieure aux Pèlerins d'Enimaiis' ; il écrit qu.'ava7it Louis XIV il n'j' aidait ni art ni artistes français*' ; il appelle Bouchardon