‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 85 sur 93 · Avertissement de l'éd. de Diderot · texte numérisé non relu

Avertissement de l'éd. de Diderot

4. « La peinture n'existoit pas plus pour lui que la musique; consolez-vous, vulgaires mortels! » Mercier, Tableau de Paris .^i.

l 5. Siècle de Louis XIV, 6. Id.

notre Phidias^. Alarmontel traite de babioles, de fadaises et de breloques achetées chei les brocanteurs, le beau recueil d'antiques que Caylus devait laisser au cabinet du Roi". Quant à Diderot, c'est une autre affaire 5 celui-là du moins aime les arts et s y connaît. Mais sortez-le de son intimité artistique, de ce monde remuant et fourmillant d'idées qui le passionne, lui communique le feu sacré, lui inspire ces Salons si chauds, si vivants, Diderot montrera bientôt le bout de l'oreille philosophique. N'at-il pas collaboré avec Jean-Jacques au discours de Dijon } Ne l'a-t-il pas encouragé dans le parti qu'il avait choisi, l'exhortant à persister, revoyant même les épreuves^? Dans un de ses meilleurs traités % il écrit que a les sciences et les arts sont les enfants de l'oisiveté, de la curiosité, de l'ennui, du besoin, du plaisir et du temps »; c'est la thèse de Rousseau moins les considérations politiques. Le langage de Mercier est encore plus significatif. Mercier est l'enfant terrible de la Révolution, il a son francparler sur toutes choses ; voici ce qu'il écrivait en 1 788 : « Nous croyons qu'il n'y auroit pas de livre plus philosophique à faire aujourd'hui que celui qui s'élèveroit avec force contre la peinture, la gravure, l'architecture, l'enluminure, la sculptiu-e, ces arts tant préconisés et si faux, si dangereux, si inutiles au

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