‹ Causeries sur l'art et la curiositéChapitre 86 sur 93 · Notice sur Viderot, par M'»* de Vandeul · texte numérisé non relu

Notice sur Viderot, par M'»* de Vandeul

4. Essai sur les règnes de Claude et de Néron, éd. 182 1, p. 417.

bonheur et aux vives jouissances de l'àme. Ils ont usurpé les titres du gjnie ; il est temps de les déposséder et de rendre aux arts riants et utiles, aux arts du sentiment, les sommes immenses que le pinceau et le ciseau ont détournées pour quelques impressions molles, passagères et dangereuses sous plusieurs rapports'. »

La Convention se chargea de la besogne. Cinq ans plus tard elle renversait les Académies de Paris, celles de province, les Ecoles de dessin, l'Ecole des Gobelins, toutes les « lîastilles académiques », et remplaçait la belle organisation du xvn' siècle par je ne sais quoi de barbare et de ridicule, la Commune générale des artS) dans ce grand naufrage du bon sens, TÉcole française faillit sombrer tout entière.

Heureusement ces folies ne devaient durer qu'un temps 5 la réaction arrivait à grand pas. La Constitution de l'an 111 (179)) décréta la fondation de l'Institut, c'est-à-dire la réunion, sous une autre forme et avec d'autres attributions, de toutes les anciennes Académies des Lettres, des Sciences, de Peinture, d'Architecture et de Musique. Certes la nouvelle institution ne remplaçait pas le vieil organisme ^ « les anciennes Académies, dit M. Lagrange-, offraient aux artistes un lien de confraternité, un foyer de force et de progrès, une protection

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