IV
Comment l'Eglise posstde la preuve divine par excellence,
ette preuve,qui supplée à toutes les autres, 1 les surpases toutes par l'évidence de sa nivre,c’est le Minacze, Notre-Seigneur n'a, ir ainsi dire, invoqué que cette prenve ur faire admettre à ses Apôtres et à ses sciples, puis à ses contradicteurs, le mysre de sa divinité. ‘Si vous ne croyez pas imes parqQles, croyez du moins à mes miracles.—Les miracles que je fais rendent Témoignage de moi.” Les ennemis de Jesus confessaient la réalé de:ses prodiges, et frémissaient de rage en voyant les effets. Cet homme, disaient-
des, faut une foule de miracles et il entraîne tout
monde. Le miracle suprème de la Résur- >ction, constaté par l'évidence des veux et du jucher, a seul pu réduire l’incrédulité obshée des Apôtres après la Passion, et en
1, Saint Jean, vu, 44.
particulier celle de saint Thomas, qui nes prosterna devant le Carist vainquenr qu près avoir mis ses doigts dans les plaies à ses mains et de ses pieds, et sa main dans!
plaie toujours ouverte de son divin cœur, |
Le miracle, œuvre surhumaine et abwk lument divine, telle est donc la grande preur de Jésus CHrisr. Telle est aussi la grand preuve de son Eglise.
1, Eglise catholique non-seulement produil incessemment des miracles par la vertu di Christ vivant dans ses saints, mais elle eh elle-même un miracle vivant, public, pern# nent, qui surpasse toute démonstratiié savante : un miracle accessible à l’inteliM gence du pauvre et de l'ignorant, aussi bie 4 qu’à celle du docteur et du philosophe k.
Saint Augustin le proclamait hautement dù les premiers siècles de La foi : “ L'établiss #0 ment du Christianisme dans le monde san de grands miracles serait lui-gême le plus grand et Le plus étonnant de tous les min cles.”
Les Apôtres, et, pendant trois ou quatr siècles, leurs disciples, ressuscitèrent lei morts, guérirent les malades, rendirent li.
vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds, le mot vement aux paralytiques. Avec le sell signe de la croix, ils firent tomber les idole} crouler les temples impurs des faux dieut, et malgré trois siècles de carnage, malgré kl fureur humaine que le miracle “lui-même Del pouvait subjuguer, l'Eglise catholique, a po 4
nas, qui nes inquenr qu les plaies main dans| vin cœur,
\ine et abyl rande preuri ssi la grani
e et romaine sortit des catacombes, victose de l'humanité.
ille était donc elle-même un grand mirac'est-à-dire une œuvre évidemment surhaine et qui attestait la toute puissance Qieu. Aussi s’est-elle avancée à travers siècles, portant sur son front le témoige divin, s'affirmant comme le Christ affirmé et n’ayant pas mème besoin de prouver.
e fait divin de son existence et spécialent de sa Papauté souveraine "prend à que siècle nouveau des proportions plus antesques. Que dirait saint [rénée, s’il enait au monde au XIX siècle, lui qui à, à la fin du second, invoquaittette durée ’Eglise romaine au milieu des contradic- 8, comme une preuve péremptoire de sa ne origine.
‘Eglise est donc un miracle toujours ant, et son existence est, je le répète, la mde preuve de sa divinité. Que les pau- 3S pasteurs hérétiques crient et se débat- 1 tant qu’ils voudront devant ce fait divin.
mme les Scribes devant Jésus ressusant Lazare, ils demeurent écrasés par la Île surhumaine du géant catholique.
Les réformateurs jugés par eux-mê nes,
Il est encore des protestants restés fidèles a mémoire de leurs grands réformateurs,
ment produik la vertu dé nais elle esh 1blic, pernik émonstratiol e à l’inteliM t, aussi bie 08 philosophe #4 utement dù "M ‘ L'établiss monde sai ême le plu is les mir
Ou quatr:
citérent Il:
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et fort chatouilleux en ce qui les touche À; près ou de loin. Pareils aux fils de Noé, ik jettent un manteau sur les turpitudes de leur pères, et poussent des cris d’indignation di qu'on se permet de voir en Luther et «# Calvin autre chose que de saintes gens. QU accusent journellement les écrivains catholik ques de mensonge, d'invention, de calomnie M et Luther et Calvin restent pour eux blanc:
comme des agneaux, en dépit de l’histoire. M
Pour montrer ce que valent de semblablig accusations et ce que définitivement : 8 faut penser de ces apôtres d’un n Ou veai genre, je vais tout simplement transcrire le ‘@ jugements que les chefs de la Réforme on 8 portés les uns des autres : comme ils se cor M8 naissaient réciproquement mieux que per sonne, nous allons avoir des portraits d’aprà nature.
Commençons par Luther : à tout seigneur tout honneur. Voici comment nous le dé peint Calvin, son digne collègue : ‘“ Véri:
tablement Luther est fort vicieux ; plûl à!
Dieu qu’il eût pris soin de réprimer davar) tage son incontinence ! plüt à Dieu qu'il À eût songé davantage à reconnaître ses vices!"|
—“ Quand je lis un livre de Luther. dits Zwingle *, il me semble voir un pourceat# immonde grogner en flairant par-ci par-il $ les fleurs d’un beau jardin; c'est avec là ù même impureté, la mème ‘ignorance de k$