‹ Causeries sur le protestantisme d'aujourd'hui [microform]Chapitre 29 sur 40 · RARES RE · texte numérisé non relu

RARES RE

" DE T DBeER + ee "208 23

TS

reste étrangement exagérés, puisque dans toute la France, et malgré le désir de grossir le chiffre des victimes, le Martyrologe protestant, imprimé à cette époque, ne put trouver plus de 786 noms pour la France entière.

Parce que ces hommes, insurgés contre leur souverain, furent égorgés comme calvinistes, est-ce une raison d'imputer leur mort à l’Eglise catholique ? Tout l’odieux de la Saint- Barthélemy pèse donc et pése uniquement sur le caractère machiavélique de la politique de Charles IX et de sa mère.

A ce sujet, et sans vouloir en aucune manière excuser ce qui est inexcusable, qu’il me soit permis de faire une remarque importante. Les institutions et les homines portent toujours le cachet de leur temps. Or, dans les derniers siècles, les mœurs publiques étaient âpres et rudes, et tout se ressentait de cette rudessé, les hommes et les choses, le bien et le mal. En outre, le sentimeut religieux dominait tous les autres, La violence de l’agression protestante vint donc se heurter contre une vivacité de foi dont nous n’avons plus même l’idée; et c’est à cela qu’il faut attribuer, en grande partie, le caractère extrême

de beaucoup de faits historiques de ‘cette

époque. |

JIL, Bien que cette dureté de mœurs commençât à s’adoucir en France, au temps de Louis XIV, elle produisit encore des effets regrettables, lors de la révocation de l’édit de Nautes. Je ne veux pas ici juger ce grand

OO SSD OO he

SDS O, Ars OO

ut Land bn FO = am Ps ee,

ue dans e grossir Je proles-

trouver

entière.

itre leur Lvinistes, rt à l’Ela Saintquement la polili-

une maqu'il me ortante.

tent toudans les s étaient de cette > bien et lieux do- : l’agres- Ir Coutre ns plus iut attriextrème

le ‘cette

ITS Comemps de ès effets de l’édit e grand

acte du grand roi; il faut seulement reconnaître que, dans les cruautés exercées contre les huguenots en certains endroits des Cévennes, les agents et les dragons de Louis XIV outre-passèrent de beauconp les ordres de leur maître et furent les vrais coupables. Irrités de voir les protestants rompre l'unité de la nation, conspirer sourdement avec les puissances étratigères, entretenir de continuelles relations avec l'Angleterre, l’ennemienée de la France, Louis XIV voulut purger le pays de ce levain de discorde. Il revendiquait autant les droits de sa conronne que ceux de la religion, et il crut devoir y employer la force. Mais chacun sait combien le clergé de France, et particulierement Bossuet et Fénelon, tout en sympathisant avec la pensée du roi, se montrérent contraires aux violences et aux cruautés. Que deviennent, devant ces simples observations, les accusations des envemis de la foi, et comment les dragonnades des Cévennes peunvent-elles servir d’argument contre l'Eglise ?

Voilà donc trois faits, trois crimes politiques, si l’on veut, dont les protestants rendent l'Eglise responsable depuis trois cents ans ! Qu’il avait raison, le bienheureux François de Sales, à la vue de tant de calomnies dont les hérétiques, dès le temps où il vivait, chargeaient l'Eglise catholique,;de la comparer à la chaste Suzanne faussement accusée par ceux qui se donnaient pour les juges incorruptibles d'Israël! Cette sainte femme, trai-

née au pilori, était forte de son innocence et disait :

‘ Dieu éternel qui connaissez toutes choses, vous savez qu'ils portent contre moi un faux témoignage et que je n’ai rien fait de ce qu'ils ont si méchamment inventé contre moi.” Alors Dieu enflamma dans son esprit de vérité le cœur du jeune Daniel, qui s’écria au milieu du peuple : ‘Etes-vous donc insensés d’avoir ainsi, sans juger el sans connattre la vérité, condamné une fille d'Israël ?” Et le peuple it à l'innocence et à la sainteté de la chaste Suzanne,

Les martvrs protestants.

Le protestantism t-il des martyrs? Il le croit, et il se trompe.

Un martyr est un homme qui donne sa vie pour demeurer fidèle à la foi de J'ésus-CHRIST. Il meurt, non pour des opinions personnelles, mais pour la doctrine de l'Eglise de Dreu ; il n’est pas entélé, il est fidèle. Tout chrétien qui est mis à mort, en haine de la foi, est donc un martyr.

Les quelques protestants qui ont été tués à cause de leurs opinions religieuses ont-ils été martyrs? Non, parce qu'ils ont sacrifié leur vie à des idées personnelles, à des convictions purement humaines, préférant leur esprit propre à la vie elle-même; cette mort est l'acte suprême de l’orgueil, tandis que le

ence el

tes chomoi un ait de ce

contre )n esprit ls’écria donc in-

connattél 2?” Et e et à la

rs? Ille

1e sa vie CHRIST, nnelles, Dre ; il tien qui est donc

té tués à nt-ils été ifié leur victions r esprit nort est

que le

martyre véritable est l'acte suprême de i’humble soumission et du détachement de soimême. Il ne suffit pas d’être tué pour être martyr. Il faut être tué pour la vérité dont l'honneur exige parfois le sacrifite même du sang. |

Le caractère de tous les prétendus martyrs des sectes réformées est Avant tout le fanatisme, l’exaltation, la fureur, ce qui est le propre de l’orgueil: les vrais martyrs, au contraire, ceux que la sainte Eglise donne à Jésus-CarisT depuis saint Etienne, ‘jusqu’à nos missionnaires et à nos héros d'aujourd'hui, meurent tous dans la paix de Dieu, doux et humbles comme d’innocentes victimes, pardonnant avec amour à leurs bourreaux, et Cignes de Jésus en leur mort comme en leur vie.

L'Eglise catholique seule énfante des martyrs comme seule elle enfante dés saints,

Un exemple de la modésation protestante.

Par une tactique qni dénote plus d’habileté que de bonne foi, on voit certains ministres se plaindre sans cesse’ dans leurs jour-. naux, dans leurs documents officieux et officiels, de la violence des écrivains catholiques ; en revanche, ils ne se lassent pas de vanter la douceur: et la modération de -leur attitude vis-à-vis de i’Eglise.

A cette accusation comme à cette prétention, il y a trois choses à répondre :

1° Ce que les protestants appellent de la violence chez les écrivains catholiques n’est que le zèle ardent de la vérité, ce zèle qui dévorait Notre-Seigneur JÉsus-CHRIST luimême, lorsqu'il chassait :es vendeurs du Temple et lorsqu'il prouonçait contre les pharisiens et les scribes ses foudroyants anathèmes.

2° Les catholiques n'’attaquent pas le protestantisme, mais SE DÉFENDENT Contre les

attaques des protestants. Le protestantisme }

est une insurrection essentiellement injuste contre la Vérité et contre l'Eglise, et les enfants de l'Eglise et de la Vérité re le combattent jamais que pour repousser son agression et conserver leur foi.

8° Enfin, il en est de cette modération des À

protestants dans leur polémique comme de leur tolérance. Elle n’exist: pas, et nous pouvons hardiment rejeter l'accusation qu'ils portent contre nous. En voici une preuve qui a un caractère genéral, à cause de la publicité qui l’environne, publicité à laquelle ont concouru les presses protestante et socialiste réunies.

Il est un livre que les journaux protestants des principales sectes de France, le Lien, l'Espérance, les Archives, ont annoncé avec

un égal emrr'essement, au nombre de leurs À livres de propagande les plus recommandés, À

un livre qui se vend dans les librairies pro-

Lune FU 2m Lt om LL 1 om

te préten-

lent de la ques n’est zèle qui [FIST luideurs du ontre les 1droyants

as le proontre les

it injuste se, et les

usser son

ation des À

omme de

et nous 10on qu'ils 1e preuve use de Ja à laquelle stante et

rotestants

le Lien, À

ncé avec

de leurs À

nmandés, iriles pro-

stantisme }

ité re le |

testantes de Paris, où je me le suis moimême procuré. Ce livre est l’ancien ouvrage nouvellement réédité du luthérien Marnix de Sainte-Aldegonde, avec préface de M. Quinet.

J'ouvre ce livre contre lequel aucun des organes du protestantisme n’a écritune ligne de blâme, qu’ils ont au contraire annoncé tous sans restrictions et sans réserves, et.

voici ce que j'y trouve :

Dans la préface, je lis les phrases suivantes: |

* 11 s’agit ici non-seulement de réfuter le papisne, mais de l’extirper ; non-seulement de l’extirner, mais de le déshonorer ; non-seulement de le déshonorer, mais... DE L’ÉTOUF- FER DANS LA BOUE.” P. 7. Il faut que le catholicisme tombe.”

‘ Celui qui entreprend de déraciner ne superstition caduque et malfaisante (le catholicisme).. s’il possède l’autorité, doit avant: tout éloigner cette superstition des yeux des peuples et en rendre:l’exercice absolument et matériellement impossible, en même temps qu’il Ôte toute espérance de la voir renaitre.” P,-91<

‘ Le despotisme religieux (c'est-à-dire la

religion catholique) ne peut être extirpé sans .

que l’on sorte de la légalilé.. Aveugle, il appelle contre soi la force aveugle” P. 37.

Non, point de trève avec l'INIuSTE.”?

P. 42, .‘* Le principe que toutes les religicns so nt

AT JO PTT PE PATATE TÉL VAS TER EPNEE à BE eee

D qd dr mt rt sa

égales est le contraire de toute bitosqphie.

de ‘toute science, de toute histoire... I

UNE religion qui se glorifie d’être te tible avec les libertés modernes ; si la révolution française avait clairement vu cette différence, elle aurait pu, en concentrant ses forces, ses inimitiés, ses décisions, éliminer ce culte qui exclut la civilisation moderne.

Mais... ELLE A MANQUÉ D’AUDACE... et le culte (catholique) qu'elle avait mission d’abattre est sorti de ses mains plus entier, plus irdompté que jamais. Ne refaisons pas la même faute !” P.57 et suivantes.

C'est parler sans déguisement, etau moins nous savons à quoi nous en teuir sur la conduite que tiendrait envers l'Eglise chrétienne le protestantismetriomphant! Devant ces violences ouveries, ces excitations publiqueæg à la haine et à la destruction de la religion, qui oserait trouver mal que nous autres chrétiens nous nous levassions pour défendre notre foi et notre vie ?

Du reste, il ne faut pas s'étonner outre mesure de cette incroyable provocation à la perséculion et à l’anéantissement de l'Eglise par le fer et le feu. M. Quinet ne fait en en cela que répéter, avec un accent affaibli, les déclamations sanguinaires des fondateurs du protestantisme, et ce qu’il dit aujourd’hui, Luther et Calvin le disaient et l’écrivaient, il y a trois cents ans, avec un emportement de fureur que les révolutionnaires de nos jours n'ont peut-être jamais égalé.

Se SE dE

FA lo 0 POS bd bus

sophie.

.[ya compaa révo- 1 cette ant ses liminer )derne.

e culte abattre lus irpas la

moins sur la > chré- Devant publide la à nous s pour

outre pn à la "Eglise fait en ffaibli, ateurs d’hui, aient, ement le nos

SUR LE PROEESTANTISME. 143

, € Le marché des âmes.

Il se fait en France et dans les autres pays catholiques une distribution immense de avres et de pamphlets hérétiques ; nousen avons déjà parlé dans nos causeries. Mais cette distribution, toute pernicieuse et toute active qu'elle est, n’est qu’un moyen secondaire pour les agents de la propagande protestante. Il est un autre moyen plus efficace auquel beaucoup n’ont pas honte de recourir c’est L'ARGENT : “ Un cri unanime d’indignation, dit Mgr. l'archevêque de Gênes, dans un mandement récent, s'élève sur ce point dans toute l'Europe catholique; en sorte qu’il est aussi surprenant qu'inutile que les sectaires protestants aient l’audace de nier.”

Ce trafic des consciences est un fait avéré.

Certes, je le sais, il ne manqua pas, parmi les protestants et même parmi leurs minis tres, d'hommes incapables de recourir à de semblables pratiques ; ceux-là s’indignentde l'accusation portée contre le protestantisme et j'entends avec bonheur leurs réclamations énergiques qui prouvént en faveur de.leur honorabilité personnelle, mais non point en faveur des moyens employés par la propagarde de leur parti Le curactère général de cette propagande est de présenter aux pauvres l’appât grossier de l'argent et des secours temporels pour leur faire apostasier

la religion catholique ; des faits authentiques et journaliers appuient cette accusation de manière à ne laisser place à aucun doute. Les personnes qui aiment et secourent les pauvres découvrent à chaque instant de ces tentatives de séduction, et elles sont loin de les connaître toutes. Les malheureux qui se laissent séduire se gardent bien de faire connaître leur infâmie, et les agents provocateurs se bornent, dans leurs comptes rendus, à donner le chiffre de leurs convertis. Si l’on en juge par le nombre des refus, le nombre des tentatives doit être bien considérable. Je connais personnellement plusieurs familles d'ouvriers ou d’indigents à qui des convertisseurs ou des convertisseuses ont offert des secours, du travail, de l’argent et quelquefois beaucoup d'argent, à condition qu'elles se feraient protestantes ; et le vénérable curé de Saint-Sulpice, à Paris, déposait en janvier 1858 entre les mains du Ministre des cultes, à la suite d’une enquête opérée dans sa paroisse, de nombreuses dépositionssignées par une foule de particuliers et de familles, attestant les coupables maœuvres de la propagande hérétique.

‘ N'avez-vous point rencontré, disait naguère un illustre Evêque, quelques-uns de ces marchands de conscience qui parcourent les campagnes, se promènent dans les ‘villes, et se faufilent jusque dans le sein des familles pour y semer le mensonge et la zizanie ? Cette branche de commerce, toute nou-

uthentiaccusa- À aucuil t secouque inset elles es malgardent e, etles ns leurs de leurs ibre des tre bien lement adigents disseuses l'argent condi- : et le

Paris, ains du enquête es dépoliers et œuvres

sait na- -uns de parcouans les sein des la zZizaite nou-

velle parmi nous, prend une singulière extension. Elle mérite d’être connue.

“Or, voici comment se passent les choses :

il y a dans un village une pauvre famille qui a des dettes et dont on est sur le point de vendre la chaumière qui lui reste pour l’abriter; aussitôt se présente un de ces brocanteurs d’âmes qui sont à l'affût du malheur.

Avec un air de bonhomie,ildit au chef de la famille : Pauvre homme ! vous êtes bien mal logé dans cette cabane si mal fermée ; vous devez avoir bien froid ! Comment le

biller ?...…. Tenez ! moi, je suis ministre. protestant, «et quand il y a des pauvres dans ma paroisse, je les assiste. Venez demain chez moi, je vous remettrai une couverture pour mettre sur votre lit et quelques vêtements pour vos enfants. Il s’en va et laisse ces pauvres gens tout ébahis d’une si belle charité.

‘ La couverture arrive, et le ministre protestant ne tarde pas à lasuivre.Cette fois il parle de refaire la maison et assure que la somme nécessaire se trouverait, si seulement cette pauvre famille était protestante au lieu d’être Catholique. A ces mots, la femme se révolte et le prédicateur s'en va sans laisser dans la chaumière autre chose qu’un mauvais livre.

‘ Dans un autre endroit, un ouvrier, qui n’a que letravail de ses bras pour nourrir sa femme et ses deux enfants, est tombé malade.

La misère et la faim sont de bien mauvaises

conseillères, elles donnent de grandes tentations. Les marchands d’âmes le savent : ils accourent et promettent du pain à ces malheureux, pourvu qu’ils consentent à livrer leur conscience. Hélas ! ils le font.

« Tout à côté, un créancier a fait mettre aux enchères la maison et le champ d’un pauvre laboureur qui n'avait rien au monde que ce petit dornaine ; les prédicants viennent lui offrir de quoi payer sa dette s’il veut abandonner sa religion. Il pleure et il promet,

‘‘ Une pauvre mère veuve a deux enfants qu’elle traîne de porte en porte pour trouver dé quoi les nourrir. Les brocanteurs envoient vers elle des zélatrices qui lui demandent ses enfants, promettant de les élever dans le bien-être. ‘Comme si elle- voulait pactiser avec sa concience, la pauvre’ mère en cède un:et garde l’autre pour DIeu. -

..“ Lés acheteurs s'adressent de préférence et avec plus de succès aux ivrognes, qui ont toujours besoin d’argent; aux banqueroutiers, qui ne demandent pas mieux qué de trouver une planche dans leur naufrage ; aux femmes : perdues, qui n'ont à vendre qu’une âme déjà bien gâtée, et surtout aux simples et aux ignorants. Dans les hôtels, dans les cabarets, sur les bateaux à vapeur, dans les voitures publiques, le long des grands chemins, On rencontre des prédicants, des catéchistes, dés colporteurs, qui semblent dispo-

des tentaavent : ils , ces malt à livrer |A

ut mettre amp d’un au monde ants viene s'il veut > et il pro-

ix enfants ur trouver iteurs enui demanles élever e- voulait vre’ mère EU. référence $, qui ont eroutiers, e trouver aux fem- ‘qu’une simples dans les ‘dans les nds chedes catént dispo-

sés à convertir tout le monde, checun à sa secte !.”

Pour ne parler que de la France, nos grandes villes, et Paris surtout, sont travaillées avec une ardeur sans égale. ‘ Il faut à tout prix nous emparer de Paris, ont dit les chefs des sectes protestantes ; une fois que nous aurons Paris, nous tiendrons la France : par la France nous serons les maîtres de l’Europe” Æn conséquence de ce plan de cainpagne, des agents payés, des femmes fanatisées des diacres, des diaconesses, etc., pénètrent chez nos pauvres et cherchent à les acheter eux et leurs enfants ?. |

À Lyon, les mêmes faits se reproduisent ; M. l'abbé Cattet, vicaire-général, en a cité plusieurs dans une brochure sur le protestantisme ; voici quelques extraits de ce travail :

“Alors que nous tracions le tableau de ces honteuses manœuvres du protestantisme

1. Du commérce des consciences el de l’agutalion prolestante en Europe, publié à Annecy en 1856.

2. A plusieurs reprises, les protestants ont défié les catholiques de donner les noms des pasteurs ou des agents (les pasteurs n’ont aucun signe extérieur qui les distingue des simples agents) qui ont recours aux moyens déshonnèêtes que nous signalons ici. Ce défi

lui-même est-il bien loyal? Ne savent-ils pas que ces

agents ont garde de décliner leurs noms lorsqu'ils

sont repoussés avec mépris ? Ces messieurs ne donnent

leur nom et leur adresse qu’aux malheureux qui accep-

ent leur marché, et ceux-là ne viennent pas nous le ire. |

pour se faire des prosélytes, nous avions la main pleine de certificats des pauvres catholiques de nos contrées qu’on avait séduits de la sorte, et qui, honteux, repentants d’avoir pu se laisser ainsi acheter par les apôtres du nouvel Evangile, nous ont donné leur déclaration écrite touchant un si pitoyablemoyen de séduction employé à leur égard. Depuis cette époque, nous avons envoyé à M. le recteur de l’Académie de Lyon quatre certificats de pères de famille qui déclaraient également avoir reçu de l'argent pour envoyer leurs enfants à l’école des protestants.

“ Qu'elle est judicieuse et que nous aimons à la reproduire, la réflexion d’un de ces hommes ainsi achetés, et dont nous avons fait recevoir l’abjuration par un ecclésiastique du diocèse ! Bourrelé de remords depuis qu’il avait eu la faiblesse de toucher le prix de son apostasie, il disait à sa femme, qui était elle-même tomhée dans ce piége:

‘ Franchement, femme,je me défie d’une religion qui donne de l'argent pour se faire accepter.”

‘* En présence de ces faits notoires, le Comilé d'évangélisation ‘osera-t-il encore soutenir qu’on ne donne pas de l'argent dans sa secte pour s'attacher des suppôts ?”

Il faudrait faire ici une statistique qui dépasserait les bornes d’une simple causerie.

Partout ce sont les mêmes procédés, et l’éloquence du coffre-fort est employée partout pour convertir les catholiques pauvres. “ Pas

avions la res Cathoséduits de ts d’avoir pôtres du ur déclale.moyen . Depuis > à M. le re certifitient égaenvoyer ts.

is aimons ces homvons fait siastique s depuis r le prix ame, qui | piège :

’une reliire aCCep-

oires, le ore sout dans sa

e qui déauserie.

et l’élopartout ès. ‘ Pas

de jour, disent les Annales de Genève, où nous n’apprenions quelques essais de conquête sous le patronage du dieu Mammon. Ici c'est un

ministre bien connu qui arrête dans la rue

une ouvrière en lui offrant du travail et des secours pour l'hiver ; là c’est une grande dame qui entraine une domestique dans sa voiture pour lui dévelopner les précieux avantages de la Réforme ; ailleurs, c’est un monsieur quelconque, qui, débusqué une première fois, revient à la sourdiné soustraire à un père de famille ses enfants qu’il envoie

.dans une pension protestante, etc.!.” Par.

tout ce sont des visites obséquieuses et mullipliées, dans lesquelles on profite de la situation peu aisée du clergé catholique pour ruiner la foi des âmes simples. — Comment | disent-ils d’un air patelin aux malheureux déjà aigris par le besoin, vos prêtres ne vous donnent pas d'argent ? Eh bien, laissez-les, venez à nous, parmi nous vous trouverez des secours! Là-dessus arrivent les vieilles redites sur les vices du clergé et sur les abus de la religion catholique ; puis ils glissent adroiment une pièce de monnaie dansla main de l'auditeur, et il ne leur reste qu’à se glorifier d’avoir fait une campagne évangélique. C'est

1. Les Annales, à qui nous empruntons ce passage, ajoute en note : ‘* Nous devons signaler MM. Oltramare, Jacquet et Bordier (pasteurs protestants à Genève), qui ne craignent pas de s'afficher hautement dans des visites à des pauvres catholiques.”

| pr,

or im ao mn x) ag TO te cheat ms rl CNET: e

RG 1

Page 1