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‘en vérité, cetie pauvre veuve a plus donné ‘que tous Ceux qui ont mis dans le tronc, ‘ Car tous les autres ont donné de leur abon- ‘ dance, mais celle-ci a donné de son indi- ‘ gence même tout ce qu'elle avait'et ce qui ‘ Jui restait pour vivre.”
Mais M. Roussel a gardé pour la France le plus éciatant, le plus invincible de tous ses arguments. Ecoutez plutôt : ‘“ Persécutés pendant des siècles, dépouillés de leurs biens, les protestants français devraïent être aujourd’hui, non pas au niveau, mais bien au dessous du reste de la nation à l'égard de la richesse. En est-il ainsi? Si nous ne voulions consulter que l'opinion publique, nous pourrions dire que la conscience du lecteur a déjà répondu...” |
‘ Nous vous prions d'admirer en passant le singulier office que remplitici {a conscience mais laissons continuer l’auteur :
‘“ Maïs nous désirons ne rien affirmer, pas même l'évidence, sans nous appuyer sur des
. documents. Ceux que nous nous sommes
procurés sur Ce point sont authentiques et de la plus haute importance dans la question —Ici nous avons frémi pour le catho licisme. Que va-t-il lui arriver ? Quelle tuile va lui tomber sur la tête ? Rassuronsnous : c’est un sac d’écus, c’est une pluie de gros sous. M. Roussel nous explique en détail qu’il s'est procuré le relevé de la cote mobilière payée par les protestants du département de la Seine. La liste est Lithogra-
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phiée ; elle est entre ses mains, et, d’après cette base, il prouve que la moyenne payée per tous les habitants de Paris est de 33 fr.
4 c., et la moyenne payée par les protestants de 87fr. 1c. ‘ Ainsi, dits, les protestants français possèdent trois fois pus de richesses que leurs compatriotes catholiques romains.” Après un pareil coup, le catholicisme doitse rendre ; décidément, il n: se relèvera pas de la cote mobilière. Mais pourquoi M. Roussel pendant qu'il était en train de faire ses comptes, n’a-t-il pas consulté aussi la cote payée par une autre partie de la population,
laquelle nous ne voulons rien adresser de blessant, mais qui passe généralement pour bien cotée, nous voulons dire les Juifs ? Qui sait s’il n’aurait pas trouvé les fsraélites encore plus riches et par conséquent encore plus vertueux que les protestants ?
‘ Mais encore une fois, nous ne voulons point contester les chiffres de M. Roussel ni troubler son triomphe. Nous le laissons monter sur sa pyramide protestante de pièces de cent sous y chanter sou Gloria in ExCELsIs. QueLqu'ux a dit :'‘“ Je vous dis en vérité qu'il ‘ est bien difficile qu’un riche entre dans le “ royaume des cieux. Je vous le dis encore ‘ une fois il est plus aisé qu'un chameau “ passe par le trou d’une aiguille qu’il ne “l’est qu’un riche entre dans le royaume “ des cieux.” Nous pourrions faire encore quelques autres citations qui vaudraient bien celles de M. Roussel, mais il n’est pas de notre
compétence de faire un sermon. M. Roussel a peut-être sincèrement cru faire un livre moral et religieux ; l’esprit de secte l'a aveuglé, et nous regrettons d’avoir à répéter que ses conclusions sont essentiellement matérialistes. Signé : J. Lemoyne,”
Comtnént les ‘protestants se conduisent à l'égard de la Mère de Dreu.
C'est une singulière manière d'honorer uu fils que de mépriser et de détester sa mère.
Or, la ainte Vierge est la Mère de Jesus Curisr, et les sectes protestantes s'accordent pour la rejeter avec un dédain qui va souvent jusqu'à la colère.
Cette conduite est odieuse, et rien, même dans les principes protestants, ne la peut excuser. ManRie est la Mère de Jesus ; or, Jesus est Dreu, donc Marie est la Mère de Dieu. N'est-il pas étrange que des hommes qui se disent chrétiens, refusent d’honorer la Mère du Dreu des chrétiens, celle qui a donné ce Dreu-Sauveur ? N’est-il pas étrange que des sujets qui se disent fidelement dévoués à leur Souverain refusent à sa Mère le respect et l'honneur ?
Lorsque l’ange apparut à la Vierge Mate pour obtenir son consentement au grand mystère de l’Incarnation, il lui dit avec un respectueux amour : ‘‘ Je vous salue, Ô pleine
“ de grâce! vous êtes la femme hénie entre
.“ toutes les femmes.” Les catholiques imi-
tent l’ange bon et fidèle qui honore la Mère de son Drew, les protestants préfèrent imiter l'ange infidèle et menteur, celni dont il a été dit dès l’origine : “Je poserai des inimitiés entre la FEMME et toi,” celui dont Mani doit écraser la tête : “ Et isa conteret caput tuum.” ;
Lorsque la sainte Vierge, portant en ele le Rédempteur du monde, se présenta devant Elisabeth, celle-ci fut remplie du Saint-Esprit, ets’écria dans un divin transport : “D'où me vient cet honneur que la Mère de mon “ Dreu daigne venir jusqu'àmoi? Vous ètes ‘“ bénie entre toutes les femmes, et le fruit "* de vos entrailles est béni!” Catholiques, nous suivons l’exemple de sainte Elisabeth, et, sous l’impulsion du même Esprit de vérité, nous aimons à témoigner à MaRiE notre reconnaissance, notre vénération, notre amour. Les sectes protestantes imitent les habitants insensés de Bethléem, qui attendaient la venue du Messie, mais refusaent de recevoir Marie, ignorant que c’est elle, elle seule qui apporte Jésus.
Lorsque Marie répondit aux hommages d’Elisabeth par le sublime cantique de son triomphe : “ Toutes les générations, s’écrie-t- “elle, me proclameront bienheureuse, car c'est ‘“ en moi que Celui qui est puissant a fait sa ‘“ grande œuvre !” Quelles sont les générations qui.réalisant cette prophétie,cette parole
de la Bible, dannent à Mae le nom de bienheureuse ? Sont-ce les générations catholiques qui, dans les chapelles cachées des catacombes, comme dans les splendides basiliques dédiées à Notre-Dame, exaltent le nom et la gloire. de MARIE ? ou sont-ce les générations protestantes qui n’ont pour la sainte Vierge ni respect ni louanges, et qui croient lui faire trop d'honneur lorsqu'elles ne l'insultent pas ?
A ces passages de l’Écriture, si clairs, si . glorieux pour Mais, les protestants opposent quelques paroles de Notre-Seigneur à sa Mère, paroles mystérieuses dont ils ne comprennent pas les profondeurs, et qui n’ont d'autre but que de faire participer MARIE aux anéantissements de la Rédemption, comme elle avait participé dans l’origine aux joies et
aux gloires de l’Incarnation', Si ces paroles
1, Ilest aussi des protestants qui, toujours poussés : par cette haine vraiment diabolique contre MARIE, ont attaqué sa virginité perpétuelle, se fondant entre autres sur un passage de l'Évangile où il est parlé des frères du Seigneur. Ignorent-ils, me Orient, de nos jours encore, on appelle du nom de frères tous les proches parents? Les langues orientales n’ont point de termes pour exprimer la qualité de cousin; et dans la Bible, entr'autres exemples, on voit Abraham dire à son neveu Loth, qu'il n’y ait point de querelles entre nous, car nous sommes ‘frères (fratres enim sumus.” Genèse, x111, 8.) Saint Jacques, appelé quelquefois dans l’Ecriture frère du Seigneur, était son cousin germain.
Le dogme de la virginité perpétuelle de MaRie est confirmé par tous les monuments des temps aposteliques; il faut manquer de sens chrétien, de pudeur chrétienne, pour oser le révoquer en doute.
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SUR LE -PROTÉSTANTISME. 167
avaient le sens que leur prêtent les hérétiques, il faudrait en conclure que Jésus n’a point aimé sa Mère, qu'il ne l’a point honorée, qu'il a été un mauvais fils, qu’il a violé le quatrième commandement de sa loi : “Tu honoreras ton père et ta mère.” Qui prouve trop ne prouve rien.
près son Père céleste, Notre-Seigneur n’a rien tant aimé que sa Mère. Outre qu’elle est sa Mère, elle est la plus humble, la plus pure, la plus sainte de toutes les créatures; à ce double titre Jésus aime Marie d’un amour unique.
En aimant et respectant Mais, nous nous conformons aux sentiments de JESUS, et nous accomplissons ainsi, quoique bien imparfaitement encore, la grande règle tracée par l’apôtre saint Paul : Hoc sentite in vobis quod et in Christo Jesu. ‘Aimez ce que le Seigneur JESUS a aimé.”
Si nous invoquons la sainte Vierge dans nos besoins, c’est que nous savons que Mai est puissante sur le cœur de son Fils, et que le premier miracle du Christ a été accompli à la prière de sa Mère.
De même que le Père nous a donné Jesus par Mani, de même veut-il que tous les dons de JESUS nous arrivent par la même voie. Ce n’est point que Mate soit notre Médiatrice de Rédemption, Notre-Seigneur JEsus-CHRIST seul nous à sauvés et rachetés; mais elle est médiatrice d'intercession et de tendresse, elle est. notre avocate, notre mère d'adoption.
Nous Jui demandans sa protection auprès du
bon Dre, comme l'enfant recourt à sa mère pour obtenir plus facilement du père l’accomplissement de ses désirs.
Du reste, ie culte des chrétiens envers la sainte Vierge va droit à JEsus-CHRIST, et c’est le Fils qui est honoré dans la Mère. Si nous aimons et louons MARIE, c'est pour la féliciter d’être [a Mère de Jésus, c'est pour 1la remercier de nous Pavoir donné. Le culte d'honneur que nous rendons à Marre est la sauvegarde du culte d’adoration que l’on doit rendre à Jesus ; ce qui se passe sous nos yeux en est üne preuve frappante. Cest l'Eglise catholique, elle que l’on accusait d'oublier Jesus pour MARïE, le Créateur pour la créature, c'est l'Eglise catholique qui conserve seule et défend, contre l'incrédulité protestante, la divinité de cet unique Médiateur, d2 l'honneur duquel l’hérésie se montrait si pharisaïiquement jalouse et qu’elle renie tous les jours davantage !.
1. Pour tout ce qui concerne la sainte Vierge et son culte, je recommande la lecture du bel ouvrage de M. Aug. 'Nicolas,intitulé : Etudes philosophiques sur la sainte Vierge.—La Nierge Marie et le Plan divin.— La Vierge Marie dans l'Evangile—La Vierge Marie vivant dans l'Eglise. Toutes les difficultés protestantes y sont résolues de la façon la plus péremptoire, ‘ Après la lecture de votre ouvrage,disait à M.Nicolas un savant magistrat, on ne peut plus rester protestant à aucun degré.‘
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SUR LE PROTESTANEISME. : 1069
XIIL, Combien le protestantisme est désolant.
Le cœur humain et l'Eglise catholique ont un seul et même auteur qui est le bon Dieu et Dieu a fait l'Eglise merveilleusement appropriée à tous Les besoins du cœur humain.
Son autorité doctrinale répond à notre besoin de croire, parce que sans l'autorité il n’y à pas de foi ; les cérémanies de son culte répondent à notre nature, qui est composée d’un corps et d’une âme, et qui a besoin d’associer les choses matérielles à l'acte tout spirituel de ses adorations ; 1a confession répond à ce besoin de pénitence et de pardon, qui est au fond d+ notre âme pécheresse ; l’invocation des saints, les prières pour les morts, au sentiment de l'union éternelle des âmes en Dreu et de la solidarité des hommes entre eux; et ainsi de suite de tous les dogmes, de tous les préceptes, de toutes les pratiques de l'Eglise.
Dans le protestantisme, au contraire, tout est froid, triste et nu comme les murs de ses temples, où l’on sent l’absence de Dreu.
Malheur à l’âme égarée ou viciée qui, semblable à l'enfant prodigue de l'Evangile, abandonne la maison paternelle pour les régions désertes et lointaines de l'erreur ; sortie de l'atmosphère vivifiante où Drau l'avait si miséricordieusement fait naître,
trouve que le vide et la désolation.
Pour celui qui s’est ‘ait protestant, plus de frein au moment de la passion, mais anssi plus de consolation au moment du repentir ; plus de guide au moment du doute, plus de secours au moment de la tentation et de la lutte, plus de pardon assuré après la faute, plus de confesseur qui le console et qui pardonne de la part de Dreu. Pour ce pauvre apostat, plus de belles cérémonies à l'Eglise, plus d'images de Notre- Seigneur, de la sainte Vierge et des Saints : c’est de l’.dolâtrie ! Plus de crucifix, plus de signe de croix : idolâtrie ! Plus de prières, de respect ni d'amour pour la Mère deDreu: idolatrie ! Plus de confiance en l’intercession des Saints, plus de patrons, de protecteurs dans le ciel ; idolâtrie !
Et quand arrive l’heure de la mort, quand le malheureux est seul, près de paraître devant Dieu avec tous les péchés de sa vie, pas de prêtre qui lui donne les derniers sacrements de l’Eglise, et quilui dise avec certitude : ‘* Pauvre pécheur, tü peux mourir en paix, car Jésus m'a donné le pouvoir de te pardonner, et je te pardonne en son nom.”
Ce n’est pas tout, Après la mort de l’aposta!, son corps ne sera point porté à l’E lise ; il sera conduit tout droit dans le cimetière qui n’est pas bénit, car pour le protestant toute bénédiction de ce genre est encore une idolâtrie ; enfin, si ses enfants sont devenus protestants comme lui, il leur sera défendu
elle ne respire plus qu'un air glacé, elle ne
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, plus 18 A11SS pentir ; plus de , de Îa : faute, ui parpauvre Eglise, \ sainte e ! Plus lâtrie !
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l’'aposzlise ; Letière estant reune venus fendu
de prier pour leur père ; car le protestantisme n’admet ni purgatoire, ni prières pour les morts. Non, pas une prière, dans ce cuite désolant, pour les pauvres morts, pas de visite pieuse à leur dernière demeure ; des larmes impuissantes et stériles au moment où tombe la dernière pelletée de terre, ettout
est fini entre eux et nous !
Pour moi, je l'avoue, cette considération seule suffirait à me démontrer la fausseté
absolue du protestantisme.
Le besoin de
prier pour ceux q&on a aimés et perdus est si profond, si impérieux, si naturel au cœur de l’homme, qu'une religion qui nie ce besoiu et qui en interdit la satisfaction est jugée d'avance ; et elle exprimait le sentiment universel, cette pauvre petite fille de dix ans qui, ayant vu mourir sa mère, me disaït à moi-même avec une admirable énergie :
“ Quand je serai grande et maîtresse de mes actions; je me ferai catholique ; car je veux être d’une religion qui me permette d'aimer la sainte Vierge et de prier pour ma mère !”
Le jugement de la mort.
On a dit de la mort qu’elle est l'écho de la vie. Le moment de la mort est un moment solennel où les sophismes perdent leurs forces, où les illusions se dissipent, où la cons-
cience revendique ses droits.
Dans le procès
que les sectes protestantes inlentent à l’'Eglise, appelons-en à ce jugement d’une autorité suprême, au jugement de la mort.
11 y a des protestants qui se sont faits catholiques ; il y a des catholiques qui se sont faits protestants : regardons-les mourir les uns et les autres.
Devant la mort comme pendatl la vie, les innombrables protestants rentrés dans le sein de l'Eglise sont pleins d'espérance et de sérénité ; pas un regret he leut échappe, pas un remord ne les agite, pas un doute ne trouble leurs derniers moments ; ils croient, ils aiment, ils prient et ils rendent leur âme à Drev, en le remerciant de les avoir faits catholiques ! Nous défions le protestantisme de citer nn seul fait contraire à cette affirmation.
Tous ces docteurs, tous ces ministres, tons ces hommes instruits et courageux qui, élevés dans le sein du protestantisme, et le conxaissant à fond pour l'avoir pratiqué, l’ont abandonné pour se faire catholiques, meurent sans exception comme cet illustre comte de Stolberg, un des plus célèbres d’entre eux, qui expira plein de joie et d'amour de Dreu, bénissant le Seigneur de lui avoir fait connaître sa véritable Eglise, recommandant à ses enfants de prier pour les morts, et de demeurer fermes dans la religion catholique.
Après avoir humblement reçu les derniers sacrernents, il MOU::, +: répétant avec une joie toute céleste : t Fouc st Jésus CHRIST!”
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tres, tous ui, élevés conxaisbnt abanmeurent omte de tre eux, de DreEuv, ait conndant à et de deholique.
derniers Avec une HRIST!”
Combien est différente la mort de la pluart des aposlats, pour ne pas dire de tous !
üt quand ils n’ont pas perdu tout sentiment de foi en Dieu et en l'âme immortelle, quand ils ne se sont pas endurcis jusqu’au matérialisme et à l’athéisme, que de troubles, que de remords,.que de terreurs agitent leurs derniers moments ! Ils se rappellent alors cette Eglise sainte qu’ils ont quittée. Ce monde,
avec ses enivrements et ses charmes, disparait à leurs yeux épouvantés pour faire place aux pensées du jugement et de l'éternité qui s'approche ! Et s'ils croient encore à l’Ecriture sainte, ils y lisent avec terreur les paroles de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST qui les condamnent : “ Qu'importe à un homme de gagner le monde entier s'il vient à perdre son dme!
La mort des fondateurs du protestantisme, tous apostats et pour la plupart prètres apostats, confirme ces réflexions d’une façon effrayan:ie.
Luther désespérait de son salut. Peu de temps avant sa mort, sa femme lui montrait un soir d'été les étoiles qui brillatent au firmament : t“ Vois donc, maitre, lui disait-elle, combien ce ciel est beau ! — line brille pas pour nous, répondit sombrement l’hérésiarque.—Est-ce, répliqua Catherine effrayée, parce que nous avons violé nos vœux ?—Peul être, dit Luther.—Sil en était ainsi, il y faudrait revenir.—Il esttrop tard ; le char est trop embourbé.” Et il coupa court à la conversalion.
> ad rer Éeits + + car — ne ts > rer sr Se an ex æ Le = =
à DS SR es ana Fe nu. nd À 5)
A Eïlseben, la veille du jour où il fut frappé d’apoplexie, il disait à ses amis; ‘“ J'ai presque perdu le Christ dans ces grandes vagues du désespoir où je suis Comme enseveli.” Et, après une pause: *“ Moi qui ai donné le salut à tant d’autres, je ne puis me le donner à moi-même ! J’ai cité plus haut son testament impie ; il mourut abandonné de Dieu, blasphèmant jusqu’à la fin ; et sa dernière parole fut une protestation d’impénitence. Son fils ainé, qui doutait et de la Réforme et du réformateur, luidemanda une dernière fois s’il persévérait dans la doctri-
ne prêchée. * Oui,” murmura le grand cou-
pable , —et il parut devant Drev.
D’après le protestant Schusselburg ! ‘...Calviu mourut de la fièvre pourpre, dévoré par une fourmiliére de vers, et consumé par un abcès ulcéreux, dout l’odeu” infecte ne pouvait être supportée par aucun des assistants.” Il 'exhala misérablement sa méchante âme, en désespérant de son salut, en invoquant ies démons et en proférant les jurements les plus exécrables et les blasphèmes les plus affreux.
Jean Haren?, disciple de Calvin, et témoin oculaire de sa mort, rapporte également que : ‘Calvin est mort dans le désespoir, d’une de ces morts honteuses et dégoutan.