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Pourquoi l’on trouve plus de mauvais catholiques. que de mauvais protestants.
D'abord, parce qu ya Donnsaug plus de atholiques que de protestants. Dans une grande ville comme Paris, il äoit y avoir évidemment plus de mauvais sujets qu’à Carpentras ou à Quimper-Corentin.
Puis, la religion catholique est une religion pour tout de bon, qui nous impose, de la part de Dieu, une croyance précise et obligatoire, une foule de devoirs élevés, un c'ilte déterminé, et des moyens précis, et nécessaires de sanctification. | |
Quoique tout cela soit. divin, ce n’en est pas moins gênant, et les passions n’ÿ trouvent
Mn pas leur compte. Le catéchisme Catholique
prévoit tout et ne laisse rien au caprice. Il he se contente pas d’une religiosité vague et vaporeuse ; il met les points sur les 2, et dit nettement ce qu’il faut faire, ce qu'il faut éviter, sous peiné d’être mauvais catholique. Il ordonnè un ensemble d’observances extérieures destinées à réprimer nos penchants | corrompus, et qui, pour cette raison, sont | souvent fort déplaisantes, telles que l’abstinencCe, le jeûne, la confession, etc...; il faut | une grande énergie et une volonté persévérante pour demeurer dans cette voie étroite,
Il n'en est pas de même dans la voie large, ou plutôt dans le désert sans bornes où les
sectes protestantes voudraient nous faire À entrer. De nos jours plus que jamais, le bagage religieux du protestant n’est pas lourd à porter. Rien n’est plus facile que d’être bon protestant. Ce n’est pas moi qui le dis, mais un des pasteurs les plus connus et les } plus remuants de Paris. Voici le portrait qu’il trace d’un écrivain! dont il fait le pané- | gyrique et qu’il nous présente comme un | excellent protestant : ‘ Dogmatiquement, 4 croyait peu de chose Quant au vrai, il ne savait guère le chercher dans le dogme, ni | méme dans l'Evangile. I] croyait que les vérités sont en germe dans les livres saints ; mais il $ les croyait mêlées à toutes les erreurs, et à s’'imaginait qu'à l’aide de ces livres on peut tout soutenir et tout prouver également... J} croyait peu à la prière. IL DÉTESTAIT VIVE- MENT LE CATHOLICISME.” Voilà le chrétien suffisant. voilà le bon protestant, de l'avis du pasteur Coquerel.
Vous le voyez, cher lecteur, il n’esi pas difficile d’être bon protestant : croyez tout ce que vous voudrez en matière de religion ; ne croyez même rien du tout, si cela vous va mieux ; soyez honnête homme selon le monde ; lisez ou ne lisez pas la Bible ; allez ou n'allez pas au temple ; n'oubliez pas de souscrire à deux ou trois sociétés bibliques et
1. M. de Sismondi, historien protestant.—Vair le ournal Le Lien. |
ous faire MRrtout détestez l'Eglise catholique : vous Jamais, le BBrez un bon protestant. LUN pas lourd Un protestant illustre’, converti à la reliue d’être Mon catholique, répétait souvent cette obser: jui le dis, MMation qui, dans sa bouche, a plus: de poids us et les ue Gans toute autre : “ J'ai toujours vu que > portrait ‘plus mauvais catholique on faisait facilele pané- Ment uñ excellent protestant, voire même un mme un MBasteur, etié m'aperçois chaque jour qu'un ment, ÿ Mon protestant te! quej'étais, a bien de al, il ne Sa peine à devenir un catholique médiocre.” )gme, ni M Quand on ne suit pas de près les ministres es vérités Mrotestahts et quand on ne lit pas leurs écrits,
y Mais il #Bn a peiné à croire au néant religieux qu'on eurs, et MMécouvre sous le manteau commode du proon peut estantisme. L'impie Eugène Sue avait bien
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raison de dire, en voyant ces facilités, ‘ que protestantiser l'Europe était le plus sûr moyen de là déchristianiser.” ptits T1