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Réponse de S. M. l'empereur au discours ci- dessus.
Il convenait que S. M. la reine nous eût donné la satisfaction demandée en punissant les criminels selon
AMB. DS KUSSIE À liONDRES; EN 1709- 73
toute la rigueui^ et ainsi qu'il est d'usage dans tous les pays du monde; mais comme S. M. vous a ordonné de nous en faire des excuses en qualité de son ambassadeui* extraordinaire revêtu tout expxès pour cette occasion, et de nous exposer les motifs qui ne lui ont point permis d'infb'ger aux coupables un tel châtiment, vu l'insufiBsance dès lois existantes dans son royaume, et qu'elle à fait, passer un acte du consentement unanime du parlement pour assurer à l'avenir les privilèges des minislrcs publics, nous agréons toutes ces choses comme une marque de l'affection qu'elle a pour nous et comme la satisfaction même qui nous est due; nous donnerons les ordres à nos ministres, pour que cette affaire soit terminée définitivement avec vous^ dans une conférence.
L'audience fiine, l'ambassadeur fut reconduit à son hôtel avec les mêmes cérémonies , et par ordre de l'Empereur traité pendant trois jours par M. de Soltikof avec la plus grande magnificence.
Ce fut dans une conférence qui eut lieu le 9 Fé~ vrier chez le comte Golofkin, grand-chancelier de l'empire à laquelle assistèrent les autres ministres de l'empereur que cette affaire fut définitivement terminée à la satisfaction mutuelle. Il y fut arrêté :
Que l'empereur ordonnerait à M. de Matliweof, son ambassadeur à la Haye, d'instruire d^ abord la reine d'Angleterre de ce que Lord Withworth revêtu tout exprès du caractère d'ambassadeur pour faire ses excuses à S. M. Impériale s'était acquitté 'de sa commission ; que S. M. déférant aux instances de la reine avait bien voulu recevoir ses excuses faites en son nom comme satisfaction pour l'outrage fait à
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son ambassadeur , afin de lui prouver qu'il apréciait l'amitié de S. M. la reine ; que l'empereur oublierait la conduite criminelle des auteurs de cet attentat et demandait leur grâce a S. M. Britanique; que par égard aux services signalés que son ambassadeur lui avait rendus et en souvenir des services importans qu'avait rendus feu son père, Artemon Serge de Mathweof, premier ministre et Boyare du règne du père et du grand-père de S« M., S. M. la reine, 4 titre d'une satisfaction particulière due à M. Mathvreof écrirait à cet ambassadeur une lettre analogue aux circonstances, et le dédommagerait des frais qu'il avait eus ; que l'empereur enfin ordonnerait à M. de Mathweof de démoder sa lettre de recréance, ainsi que le présent d'usage j et que lorsque tout ceci aurait eu lieu, l'empereur en témoignerait sa satisfaction à S. M. la reine d'Angleterre par une lettre autographe qui serait remise à Lord Withworth.