VI. AFFAIRE DU MARQUIS BB MONTI
Cette protestation n'eut toutefois aucun eiFet, et le marquis de Mont! fut obligé de se rendre avec le Sr. Terder, son secrétaire, et arec tout son monde to camp russe où ils-fiurent mis sons la garde de cent hommes. Plus tard* on les conduisit sous escorte à Ëlbing d'où on les transféra à Thonu
Pour justifier en quelque sorte ce traitement rigoureux fait à l'ambassadeur de S. M. T. Chr, le comte de Munich dédara: ^^Que le marquis deMonti ,, avait pu être considéré comme ambassadeur de „ France tant qu'il résidait près du feu roi et de la ,^ république assemblée, mais comme il y avait ap~ y^parence que le marquis ne reconnaissait point la ^nouvelle république ; attachée au roi Auguste III, „ on ne croyait pas devoir le reconnaître pour ambas- „sadeur; qu'on pouvait tout- au -plus le considérer „ comme un seigneur français, engagé dans le secret „ des affaires qui avait causé tant de troubles dans „tout6 la Pologne/^
La cour de France se plaignit de cette arrestatiot^ comme d'une infraction du droit des gens; et comme dans la suite les autres puilssances, notamment l'Angleterre et les Provinces -Unies des Pays- Bas, firent cause commune avec elle et chargèrent même leurs ministres d'intercéder en faveur de l'ambassadeur prisonnier, . la cour de Russie, pour justifier sa conduite, leur fit remettre la déclaration suivante.