AMB. DB FRANCE EN POLOGNE; KN
l'égard de S. M. Tilnpératrlce de toutes lesHussies; qu'il cal; encore fort contesté, si on a dû reconnahre le marqms en cette qualité après le décès d'Augiiste H; quïl a passé les l)ornes de sa coimnis^on à plusieurs égards; et qu'il a plutôt rempli les devoirs d'un officier de Sta-^ nislas> que. ceux d'un anibassadeur de France.
7) Personhe ne peut d'ailleurs ignorer que depuis la mort d'Auguste 11, M. de Monti è exercé, jusqu'au moment de son arrestation, contre S. Mh Impériale des hostilités si manifestes et si atroces^ qu'un ennemi dé'^ claré contre cet empire n^en aurait pu faire davantage; ayaiDLt pris à tache d'exciter contre S. M. L non seulement la iPologne, mais aussi d'autres puissances avec lesquelles S. M. entretient une paix parfaite et une bonne Int^gence, conforme aux alliances et traités respectif^' qui subsistent entre dUies.
8) C'est à son instigatioti que l'on a publié et dis-» tribué tant à Varsovie qu'à Dantzig des libelles diffa-^ matoires et séditieux; si toutefois il ne les a pas forgés lui-mêmCk
9) Il a fait lever un régiment qu'il a appelle de son nom régiment de Monti, et l'a employé contre les troupes ru^seSk
10) tl a commandé en 'personne dans la viUe de Dantzig et dans les ouvrages extérieures.
11) Il a animé et encouragé, jusqu'à la dernière extrémité, les habitans de cette ville, en partie par de vaines promesses, à cette funeste opiniâtreté i contre S» M* I. et leur légitime* roi, qui aurait entraîné après soi leur entière ruine, si à la fin ils n'avaient eu recours à la clémence de S. M. Impériale.
12) Il donna les ordres pour l'attaque du retranchement russe entre Dantzig et Weichselmiinde , à laquelle le comte de Plelo fut tué.
13) 11 voulut forcer depuis par Aes ordres réitérés, qu'il a signés seul ou conjointement avec Stanis-
224 VI. AFFAIRB BU JffARQXnS DE MONTI,
las, le brigadier de Lamotte, & attaqfuer avec les troupes françaises le Sommerachanz , gardé par une garnison russe.
14) 11 s'est fait gloire d'avoir effectué et facilité l'é- Tasion de Stanislas, ennemi déclaré de S. M. Impéria^le et des alliés, 4ui3 le temps de la capitulation avec la ville de Dantzig.
15) ilVon obstant tous ces actes d'hostilités, il n'a pas songé à ^demander un passeport, pendant tout le temps du blocus et du siège de cette ville, ni même désiré ^'il fut compris dans la capitulation.
16) Mais au contraire, il a écrit d'un air moipxeur et en des termes fort indécens au général-feld-maréchal deS.M.Impériale, ^u'il n'était pas nécessaire de rien stipuler à son égard dans la dite capitulation, étant, comme il dit, résolu de se rendre au camp russe, et prêt à y soutenir tous les malheurs qu'on lui préparait (ou plutôt que sa conscience lui faisait appréhender) et s'est ainsi rendu à discrétion,
17) Après tous ces faits notoires et avérés, S. M. Impériale s'en rapporte entièrement à la haute pénétration et au jugement impartial de S. M. Britannique et de LL. HH. PP. de prononcer, si le ministère français est fondé à réclamer la protection du droit des getis, au sujet de la détention du marquis de Monti, leur faisant observer seulement combien les puissances souveraines seraient à plaindre s'il ne leur était pas permis de traiter d'ennemi celui qui, après avoir commis toutes sortes d'hostilités, est enfin réduit à se rendre & sa discrétion.
Après tout cela, le marquis de Monti ^ malgré sa mauvaise conduite et ses hostilités commises contre la .Russie, la'est que trop heureux d'être tombé entre les mains d'une souveraine qui, bien qu'elle le regarde comme son prisonnier, n'a pas l'aissé jusqu'ici, à lui faire ressentir les effets de sa 'clémence.
AMB^ BB FEAKC£ EN POLOGNB; EN 1734* 225
Cette dëdaration ââit accompagnée de la déduction Buitante.
Déduction par laquelle an prouve que M. le comte de Mun^cii f/^l^^ maréchal r général de$ armées de S. Jf., l'ù^pérairiçe de, toutei lei Butsiei, a pu^ $ani violer en aucune jmmière le droit dei get^i^ faire f^rèter M. le mffrjpfiê 4^ Monti. ,
Le public vient d'être informé ''par 1er lettres de M. le marquis de Mouti)^ écrites à M. le feld«-maréchal-génénd comte, de Munich y qni. ont' été pid>]iée8 dans di-^ verses^ gazettes,' cpoe jM. letfeld-»-maréGhalfijant demandé, la veille- de-' la capîtulafioii^'de Dantzig', qu'on lui livrât M. le^ maripiis de «Monti^ celui-^i marqua en termes exprès, qu^il ne. serait pas nécessaire dy insérer un .ar^ tide à'Bon sujet, attendu qù^Wétcdt luirntéme prit à se rendre auec tous ses domestiques et équipages chex son Exc% M* le comte de Munich au camp russe , et dy supporter tous les malheurs qu'on lui préparait.
D'après cette déclaration, et à la propre réquisition du marquis de Monti, il ne fut rien stipulé à son égard dans la capitulation, dont l'article IV porte:
,yQue tous les officiers et soldats, de quelque na- „tion qu'ils soient, qui' ont servi en cette qualité pen-r ,,dant le siège, sans être à la solde de la ville, seraient „reçus= comme prisonniers dô guerre." Et , cet article, comme on voit, ne favorise guères M. le marquis de Monti lequel, pour avoir fait lever un régiment, appelé par lui-même le régiment de Monti, et ]pour s'être dis-, tingué durant le siège de Dantzig par toutes sortes d'hostilités contre les troupe rosses , animant par de vaines promesses les boùrgedSs et la garnison, dans les ouvrages extérieurs*, à une résistance opiniâtre, quoique inutile et funeste aux habitans^ n'a que trop mérité d'être traité ainsi.