VI. AFFAIRE DU MARQUIS DS MOKTI
mais contesté- que le taraotère d*ii]i ambassadeur ne fût inviolable pour sa piérsomiie aussi bien que pour toute sa suite, à moins qu'il ne^ se rendh soi-même coupable de crimes atroces contre Ici Majesté jdu souverain, ou oohtre le repos public. M. de Montt : qui 'avait agi en ^*npCTnî jusqu'à la fin du siègei^ ne voulut pomt'qiifon fh miEmtion dé-lniidaBA-'la capîtolalioii, 'ot ne daigna même pjtt)B demander un passeport au général russe: il ose au contraire se. vanter JLBtm s^ lettre^ que rien neildvse^ nôt plus glorieux que d'être maltraité en cette rencontre;^ de ^ sorte qu'il ^n'aurait aticunaujét de se plaindre si on le traitait 'avecV. autant «de ^rigncur que .sa vanité le>|uéritç, suivant vFjmnien^pD^c^ dé droit, pokntinon fit injuria* Mais la clémence, de S. M. Impériale qui ajédaié ten* 'tant' «âfOocaBiôns ' bîèttr - iplna importamee^ lui panionnera: bien! «cette rodomontade.- '- .;^' n est toutefois. .tr&9Hdéplacé'tqueirM..f de Montî -se peimette dfinaii^terî' les puissances, i souveraines auprès desquelles- il: *h^a jamais été aoCrédité, par les expressions* dont il s^est servi dans sa lettre au général -feldmârécbal Munich^. > en parlant de l'évasion de Stanislas. A quel, danger [toutes les puissances, ne >seraiem- elles pas > exposées' s'il l'était permis aux ministres étrangers, sur-tout à ceux qu'elles n'ont gainais reconnus, de commettre impi^nément les plu» grands excès contre elles, comme M.^ de Monti a osé le (faire?
-<- '..D'ailleurs S. 1^' Impériale n'ordonnera jamais, ni ne permettra à aucun de ses «sujets de faire des actions contraires au droit des gens et à l'inviolabilité des ministres publics: y mais ce droit et cette inviolabilité n'ayant rien de commun avec le cas dont il s'agit, ce n'est pas là ce qui décidera du sort de M. le marquis de Monti. Son sort dépendra en partie de la conduite que la cour de France tiendra. en cette occasion et de la manière dont elle s'expliqueraï à son égard, mais principalement du bon plaisir et de la clémence de S< M. Impériale. Et
AMB. DB paANCE EN POLOGNE; £K 1734- 241
il doit s^estimer heureux, non pas d'avoir été revêtu du caractère d'ambassadeur de France dont il fait tant de parade y mais d'être prisonnier d'une princesse magnanime, qui a les mêmes sentimens de générosité que Tacite attribue à tin empereur des Romains, au sujet d'un de ses ennemis déclarés : Méritant quideuh dit*il, novis^ sima exempla, Mithridatenh nec aibi vim ad exequen^ dum déesse; verum ita majorihua placitum qiumta perpicacia in hostem, tanta beneficentia adversus sup^ plices utendumi quant triuntphos de popidis regnis^ que integris adquiri.
Les troupes françaises composées des trois régîmens de la Marche, de Blaisois et de Périgord, sous le commandement de M. Lamotte de la Peyrouse furent embarquées à -Weichselmiinde et transportées à Cronstadt, au lieu d'être conduites en Suède ou en Danemark comme, diaprés les termes de la capitulation on devait s'y attendre. M. de Lamotte ayant porté plainte contre cette mesure, l'impératrice lui fit communiquer la déclaration suivante qui fut d'abord envoyée par courrier à la com* de France.