AMB. DE HOLLANDE A PARIS; EN
est plus amplement mentionné dans le mémoire même, dans les actes du 18 de ce mois.
Sur quoi ayant été déBbéré, il a été trouvé bon et arrêté d'envoyer copie dudit mémoire au Sieur van Hoey, et de lui signifier que LL. HH. PP. ayant reçu le 2 de ce mois sa lettre du 3 avec les annexes, autant qu'elles se rapportaient à cette affaire, elles ont été extrêmement indignées de la manière dont il s'était con-' duit en cette occasion; qu'il aurait pu et dû savoir, que comme ambassadeur de LL. HH. PP., il ne lui conve* nait pas de se mêler d'une affaire aussi délicate, et aussi odieuse que l'est la rebelfion dans les royaumes de S. M. Britannique, avec laquelle LL. HH. PP. sont si étroitement liées par les traités, ce que le Sieur van Hoey ne Saurait ignorer, et tellement intéressées à la conserva*» tion du gouvernement légitime et établi de S. M. ainsi qu'au maintien de la religion, de la liberté et de la tranquillité de ses royaumes, qm tout ce qu'on entreprend pour les troubler ne peut qu'afOiger LL. HH. PP. au dernier point; que leur aversion pour de telles enti'eprîses ne leur permet pas de souffrir qu'une personne qui est revêtue du caractère de leur ambassadeur, s'oublie jusqu'à intercéder et appuyer des intercessions d'autrui en faveur des rebelles, sans en prévenir l'état; qu'au reste lui Sieur van Hoey aurait pu et dû considérer, que l'intercession de la cour de France, dans le cas dont il s'agit, devait naturellement être plus préjudiciable qu'avantageuse, puisque S. M. Britannique, supposé qu'elle fût portée à faire grâce, aurait indubitablement voulu la faire de son propre mouvement, et nullement par l'intercession d'une puissance, avec laquelle S. M. est en guerre ouverte, et qui par là a appuyé celte rébellion ; et que pour ces raisons lui S. van Hoey, pouvait et devait s'excuser de se charger de la lettre du marquis d'Argenson; qu'ayant fait le contraire, LL.
322 IX. AFFAIAB J}1^ M. VAN fiOEY,
HH.PP. le désavouent, qu'elles désapprouvent au suprême degré son action inconsidérée, et que pour faire cesser le mécontentement que son procédé dans cette afiàire a donné avec tant de raison k la cour britannique, elles lui ordonnent d'écrire à M. le duc de Newcastle une lettre polie et décente, d*y avouer son imprudence et la &ate qu'il a commise, et d'en demanda pardon, promettant de se conduire plus prudemment k. l'avenir; que LLn. HH« PP. s'attendent que cette lettre sera conçue en de tels termes, et écrite avec tant de circonspection, qu'on en soit fa** tîsfait, et qu'il l'enverra à LL. HH> PR en. y joignant une copie, afin qu'elles voient de quelle manière â aura satisfait à leur intention; qu'au reste il se g^ardera soigneusement 4 l'avenir de donner, par une conduite indécente, de justes sujets de scandale aux alliés de Pétat, et de causer de l'embarras à LL. HH^ PP*, qui, U*ès-mécontentes de sa conduite en cette occasion, comme elles l'ont souvent été de ses procédés passionnés, dont elles lui ont témoigné leur mécontentement par plusieurs résolutions, n'useront plus de la même indulgence, si contre leur attente, il s'en rendait encore coupable, mais elles emploieront des moyens, qui lui feront éprouver sensiblement les effets de leur mécontentement.
Et sera remis extrait de cette résolution par l'agent M. de Byemont à M. Trevor, pour servir de réponse à son mémoire, espérant qu'on en ^ra satisfait»
Conformément à cette résolution M, ysuçl Hoey écrivit la lettre d'excuse ci-après au duo de Newcastle, qu'il envoya aux États - Généraux et qui fut remise par eux à lord Trevor, pour être envoyée à Londres.
AMB. DE Hoiiii ANÔE 'À' pMetis ; iSn if 46- 323
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