VI. AFF. DU CAPITAINE ANGL. ASCILL
.sauraient jamais cire sanclioncs ])ar mon ap]>rol)alioii. iVJcs scnlimcns personnels n'exigent donc aucun aiguillon de celte espèce, poui- m'cxciter à prendre, toute la connaissance due de l'outrage barljare (que vous m'avez représentée), dès le premier moment qu'il est parvenu à ma connaissance. Et en conséquence, d'abord que j'ai entendu parler de la mort du capitaine Huddy, (ce (jui n'a été que quatre jours avant la réception de votre lettre) j'ai ordonné à l'instant, qu'il en fût fait une reclierclie exacte dans toutes ses circonstances; et j'en soumettrai les cou])ables à un jugement immédiat.
Sacrifier Tiimocence dans l'idée de prévenir ]jar-là le crime, ce n'est pas supprimer la barbarie; c'est l'adopter, c'est la porter à son plus haut comble; tandis que, si les violateurs des loix de la guerre sont punis par les généraux, sous l'autorité desquels ils agissent, les horreurs que ces loix ont pour but de prévenir, pourront s'éviter, et Ton pourra maintenir tout degré d'humanité dont la guerre est susceptible. Si des alteintes portées à l'humanité pouvaient se justifier j)ar l'exemple, l'on pourrait en citer plusieurs commises dans les contrées où votre pouvoir a le dessus; atteintes, qui surpassent celle dont vous vous plaignez, et qui y ont probablement donné occasion. Dans l'espoir que vous agréerez la façon de procéder que j'ai dessein de suivre, et qu'elle préviendra toutes énormilés pour l'avenir, je suis toujours etc.
Henry Clinton.
Le général Clinton ordonna eflfectivement la tenue d'un conseil de guerre pour juger et prononcer sur la conduite du capitaine Lippincoote; mais inrlcpendamment que ces procédures , après avoir duré plusieurs mois, n'eurent aucun résultat, la commission nommée à cet clTet, fut même dis-