‹ Causes celebres du droit des gens (volume 5)Chapitre 87 sur 123 · VI. AFF. DU CAPITAINE ANOL. ASGILL · texte numérisé non relu

VI. AFF. DU CAPITAINE ANOL. ASGILL

jioiir l'cxpctlior d'ici. Je sens toute ]a liberté cpe je prends en vous faisant cette prière; mais je sens aussi que, soit (jue vous l'accordiez ou non, vous aurez pitié de la profonde douleur qui me la suggère. Votre humanité laissera couler une larme sur la faute, cl elle relfaccra. Je fais des voeux au ciel pour qu'il vous accorde la grâce de n'avoir jamais besoin de la consolation qu'il est en votre pouvoir d'accorder à Londres, le 18 Juillet 1782.

AsGILL.

Le comte de Vergennes, après avoir mis cette lettre sons les yeux du roi et de la reine, écrivit avec l'approbation de LL. MM., la "lettre suivante au général .Washington.

N<> YI.

Lettre du comte de Vergennes, adressée au général Washmglon; du 29 Juillet 1782.

Monsieur, ce n'est pas comme ministre d'an roi, J'ami et fallié des Etats-Unis, quoique du sçu et avec l'aveu de S. M., que j'ai aujourd'hui l'honneur d'écrire à V. Exe. C'est comme un homme qui a de la sensibilité, comme un père tendre qui sent toute la force de l'amour paternel, que je prends la liberté d'adresser à V. Exe. mes pressantes sollicitations en faveur d'une mère et d'une famille en pleurs. Sa situation me j^arait mériter d'autant plus d'égards de notre part, que c'est à l'humanité d'une nation en guerre avec la sienne, qu'elle a recours pour obtenir ce qu'elle aurait dû recevoir de la jusiice impartiale de ses propres généraux.

J'ai rho7incur d'envoyer ci-incluse à V. I^xc. co]^ie d'une lettre que Lady Asgill vient de m'écrire. Je ne lui suis point connu, et je ne savais pas que son lils

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