‹ Causes générales des maladies chroniquesChapitre 15 sur 59 · AGES · texte numérisé non relu

AGES

des

des non d

es premiers

de chaque âge

tuberculeux.

tuberculeux. i

mx seconds.

leur mortalité.

Ans.

2 au moins.

7 [— Il

1/5 et* envir.

Age non noté.

Totaux. .

Il résulte encore des recherches de M, Papavoine, que sur 53a petites filles mortes de deux à quinze ans, à l'hôpital des enfants, et dont les organes ont été explorés, 3o8, ou les trois cinquièmes avaient des tubercules; que sur 387 garçons décédés au même hôpital, 210 seulement, ou les deux tiers environ ; offraient les mêmes lésions. D'une autre pari, M. Benoiston de Châteauneuf a trouvé que sur /|3,ooo malades reçus de 1821 à 18:26 dans

114 DE LHÉRÊDITÉ.

quatre hôpitaux de Paris, 1 554 ont succombé à la consomption pulmonaire. On a compté 745 phthisiques sur a6,o45 hommes, et 809 phthisiques sur 16,955 femmes. Les hommes ont donc succombé à la phthisie dans la proportion d'un trente-cinquième, et les femmes dans celle d'un vingt et unième.

Si l'on compare ces faits avec ceux qui précèdent, il est facile de voir que le sexe féminin est plus disposé à la phthisie que le sexe masculin, à tous les âges. J'ai aussi constaté ce rapport dans mes voyages. Ce n'est qu'à Amsterdam que j'ai trouvé un rapport inverse; ainsi que je l'ai annoncé, je n'ai pas eu le loisir de chercher les causes de cette anomalie; elle dépend sans doute des conditions différentes dans lesquelles se trouvent les individus des deux sexes, sous le rapport des professions.

Quoi qu'il en soit, on trouve encore ici la confirmation du principe que j'ai posé. Dans les villes, les petites filles sont généralement plus retenues que les garçons , auxquels on permet de se livrer à des jeux qui exercent leurs forces physiques; comme les femmes, les petites filles sont plus sédentaires que les garçons ? et doivent succomber plus souvent qu'eux aux affections tuberculeuses. Cela est clair. L'enchaînement des faits offerts par d'autres observateurs prouve que je n'établis point une frivole hypothèse. A la campagne, où les enfants des deux sexes s'exercent à l'air libre, où les femmes se livrent à des travaux qui exigent, comme ceux des hommes, des mouvements musculaires énergiques et soutenus, on voit disparaî-

tre les différences qui viennent d'être indiquées, et la consomption pulmonaire est également rare chez les deux sexes. Quelques médecins avaient attribué les différences qui viennent d'être mentionnées à l'inégalité des forces physiques : les sujets les plus faibles devaient, suivant eux, être plus souvent atteints de tubercules. Déjà on a vu s'écrouler cette théorie erronée dans d'autres cas; il a été établi que les forts comme les faibles deviennent tuberculeux lorsqu'ils sont soumis aux causes qui suppriment lentement la transpiration cutanée. A la ville comme à la campagne, une foule d'êtres faibles, mais actifs, parviennent à un âge avancé, et ne meurent point phthisiques. On a attribué avec plus de raison la fréquence de la phthisie chez la femme à sa constitution lymphatique; avant tout, il faut savoir dans quelles conditions cette constitution se développe d'une manière anormale : or, c'est lorsque le corps est habituellement privé d'exercice, qu'il éprouve les effets d'une vie trop sédentaire; c'est précisément dans cette condition que les tubercules se forment dans les poumons et dans les autres organes.

L'hérédité donne donc aussi cette complexion lymphatique, la cachexie tuberculeuse et de véritables tubercules; ce qui est heureusement la disposition héréditaire la plus rare. La formation de ces corps augmente si rapidement de i à i5 ans, suivant M. E. Boudet, que, pendant cette période delà vie, il les a observés dans les trois quarts des cas; chez les enfants d'un jour à deux ans, il a

trouvé des tubercules seulement sur 57 cas; sur i35 personnes, âgées de i5 à 76 ans, 1 16 ont présenté un plus ou moins grand nombre de tubercules récents ou anciens, de sorte que ces produits morbides ont été constatés 4 fois sur 7 pendant cette longue période. La présence des tubercules est donc la règle dans les cas indiqués par l'auteur, et leur absence une véritable exception. Ces produits peuvent donc exister pendant longtemps dans nos organes sans annoncer leur présence par des signes évidents. Il est essentiel de faire remarquer que ces résultats ont été obtenus dans des circonstances particulières, dans une grande ville et dans les hôpitaux, parmi cette population pauvre qui est victime de la phthisie dans des climats différents. Il est utile d'ajouter que dans des conditions diverses , à la campagne , par exemple , l'ouverture des corps n'offre point les mêmes résultats; j'ai constaté, au contraire, que les tubercules pulmonaires y sont très-rares , soit chez les personnes dont la mort a été accidentelle, soit chez celles qui ont succombé à la suite de maladies de diverses natures.

Les faits et les calculs qui précèdent ont une grande importance dans la question hygiénique dont je cherche à trouver la solution; ils prouvent d'une manière décisive :

i° Que l'hérédité n'est pas la cause la plus ordinaire des tubercules;

-2° Qu'elle transmet ordinairement une disposition à la phthisie ;

de l'hékedité. 117

3° Qu'en plaçant les enfants prédisposés à cette maladie dans des circonstances favorables on peut, dans la généralité des cas, en prévenir le développement.

Il est également établi qu'en plaçant ces enfants au milieu des causes qui viennent d'être exposées, ils deviennent ordinairement scrofuleux ou phthisiques. Le traitement préservatif ou hygiénique que je propose est donc une conséquence rigoureuse des résultats les plus positifs de l'expérience.

»»•»••>»»« »ae— »sq»>««— e <»»««•«»«— «««—« — — — a

Page 1