CHAPITRE XIII
Des voyages e! de la navigation
La fortune, qui peut offrir pour Ja santé tant de moyens préservatifs , n'est pas toujours pour elle une sauvegarde. En effet, comment nous résigner à sortir à pied, à braver la fatigue, le froid et les vicissitudes de l'atmosphère, nous réduire à l'humble condition de piéton, quand nous avons des chevaux fringants pour nous conduire, un élégant équipage pour nous emporter? Parmi les classes riches, les promenades ne s'effectuent presque jamais autrement. C'est là un usage funeste, un véritable danger. Des courses pédestres, fréquemment répétées dès l'enfance, pendant les temps froids et pluvieux , vous eussent sauvé de la goutte et de laphthisie, et votre demi-immobilité, vos insuffisantes gestations laissent toute facilité à leur développement.
En revanche, la fortune permet les longs voyages, qui ne sauraient être conseillés dans un but hygiénique qu'aux personnes opulentes. Toutefois, parvenues a leur destination , elles conservent trop souvent encore leurs habitudes oisives et voluptueuses; les promenades en voilure ne cèdent pas la place aux promenades à pied : aussi les résul-