‹ Causes générales des maladies chroniquesChapitre 46 sur 59 · DES VOYAGES ET DE LA NAVIGATION. 37Î · texte numérisé non relu

DES VOYAGES ET DE LA NAVIGATION. 37Î

iats de ces pérégrinations sont-ils imparfaits, quand ils ne sont pas entièrement stériles. Quant aux hommes que la fortune n'a pas favorisés et que la maladie menace, ils obtiendront, sans nul doute, des effets très-salutaires de voyages pédestres, ou accomplis, tout au moins, par de faciles moyens de communication. Ils ne doivent pas, cependant, oublier que l'influence du changement d'air et de lieu ne suffit pas toujours pour arrêter la formation d'affections graves ou pour guérir celles qui sont rebelles. Les courses à la campagne , au milieu de sites agrestes, au sommet des montagnes et sur les dunes, sont des auxiliaires puissants du climat. C'est ainsi que, même sans sortir de France, il sera possible de combattre les prédispositions aux maladies tuberculeuses, comme à celles qu'entretient l'état de surexcitation du cerveau ou des autres centres nerveux. Un exercice modéré, mais périodique, à pied souvent, quelquefois à cheval, plus rarement en voiture, pour les hommes, sur un âne ou sur un poney pour les femmes, ne peut manquer d'avoir d'heureux résultats dans l'hypocondrie, la mélancolie, la manie, la gastralgie et les irritations chroniques de l'estomac. Car il importe, dans ces différents cas, d'opérer une forte révulsion vers les extrémités inférieures et vers la peau; de rappeler dans les muscles et à la circonférence cet influx nerveux et ces fluides, dont l'accumulation détermine dans les organes une séri de désordres et de souffrances.

La navigation est un grand moyen d'hygiène.

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