‹ Causes générales des maladies chroniquesChapitre 54 sur 59 · DE L'EMPLOI DE L'EAU A L'EXTÉRIEUR, ETC · texte numérisé non relu

DE L'EMPLOI DE L'EAU A L'EXTÉRIEUR, ETC

pur, la faiblesse de sa condition fait que les choses simples et naturelles ne peuvent tombera son usage; ainsi, le paysan pauvre, l'ouvrier sans ressources, préfèrent à l'eau la plus limpide un vin aigre et frelaté, une bière faite avec une décoction de buis ou de plantes amères, un cidre altéré, ou toute autre liqueur fermenléeetmalfaisante; en vain croit-il trouver une vigueur nouvelle en en buvant à longs traits, presque toujours il favorise ainsi le développement de plusieurs maladies graves. Qui ne sait les funestes effets produits par l'abus de ces liqueurs? Non-seulement elles altèrent la santé, abrègent l'existence, mais elles dégradent l'homme, ruinent, désolent les familles et multiplient les crimes. Ne serait-il donc pas possible que de sages institutions missent fin, par une répression sévère, à cette lèpre qui ronge lentement les classes pauvres dans beaucoup de villes manufacturières?

Trop souvent l'homme attribue à la faiblesse de son estomac des incommodités qu'il serait plus juste de rapporter à l'irritation sourde dont cet organe est le siège. Tels sont ces rapports acides, ces vents, celte pesanteur, cette chaleur incommode qu'il ressent à l'épigastre, et qu'augmentent les prétendus fortifiants, les médicaments et les tisanes; tandis que le régime, l'eau froide et l'exercice musculaire eussent à eux seulsfacilement triomphé de ces accidents.

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