GÉNÉRAUX TUÉS A LENNEMI (EMPIRE
sure qu'aux opérations de pure défensive ont succédé des campagnes d'une ofTensive hardie et que la République a reporté sur les territoires ennemis l'invasion dont elle avait été menacée.
Ce nombre qui s'élève ainsi dès le Consulat, va croître durant les années de l'Empire au point que l'on pourrait se demander si, étant donnés les effectifs, étant reconnu que la proportion de la cavalerie à l'infanterie doit être, selon les principes admis, du cinquième de l'effectif total, la proportion des officiers généraux d'infanterie et de cavalerie tués à l'ennemi ne se trouve pas renversée durant cette période. Sur trois maréchaux d'Empire morts au champ d'honneur, la cavalerie réclame Bessières d'une façon positive, tandis que l'infanterie n'a pas de droits certains sur Lannes et moins encore sur Poniatowski. Sur quarante généraux de division tués à l'ennemi, sept au moins appartiennent à la cavalerie et sont tués en menant la charge. Ce sont : d'Hautpoul tué à i'Iylau, Espagne tué à Essling, Lasalle tué à Wagram, Caulaincourt et Montbrun tués à la Moskovva, Bruyères tué à Reichembach, Letort tué à Waterloo. Sur quatre-vingt-seize généraux de brigade morts au champ d'honneur, dix-sept et, même peut-on dire dix-neuf, appartiennent à la cavalerie : ce sont Morland tué à Austerlitz,
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Fornicr de roncrols tué h Golyinin, Oahlmann tué à Eylau, Giiyot lue h Kleinenfcld, Duprés tué à Baylcn, Colbcrl tué h. Caroabelos, Rioull d'Avcnay tué à la Piavc, Paris d'Illins tué à Onligola, Vagnair de Marisy tué à Talavera, Chamorin tué à Campo-Mayor, Dery elFischer tués à Winkowo, rorrière et Lcpellclier de Montmarie tués à Wachau, Boyer tué à Freybourg, Jamin et Donop tués à Waterloo. Encore la cavalerie pourrait-elle revendiquer à bon droit Corbineau, aide de camp de lEmpereur, tué à Eylau en portant un ordre et dont l'illuslralion est toute due à la cavalerie ; Sainte-Croix, ce jeune héros dont l'Empereur a découvert le génie et qu'il a fait général à vingt-six ans, et plusieurs autres.
Il résulte, rien que de ces chiffres, que la cavalerie a eu là, durant les guerres de l'Empire, un tout autre rôle à jouer qu'antérieurement. L'Empereur avait inauguré un nouveau système de guerre : € il ne consentait plus à se battre pour des objectifs partiels ou secondaires, à guerroyer pour la possession d'une place forte : il voulait viser du premier coup l'oljjectif principal dont la possession devait être décisive. Les efforts tentés sur les différents théâtres d'opération devaient en quelque sorte converger vers ce but unique et, sur un même théâtre, les forces mises en œuvre devaient par suite prendre des proportions toutes