‹ Cavaliers de NapoléonChapitre 17 sur 76 · LES LÉGIONNAIRES DE LAN XII EN · texte numérisé non relu

LES LÉGIONNAIRES DE LAN XII EN

généraux de cavalerie; Belliard et Sébastiani sont bien plus diplomates à cette époque que cavaliers; l'activité de Préval, organisateur remarquable, mais homme de Conseil d'État surtout, est problématique; Trelliard et Saint- Germain aspirent à la retraite, et Fresia y serait depuis longtemps sans des circonstances à part; Rapp a depuis 1812 des commandements de place; Doumerc est obligé, en 1815, de se contenter d'une inspection; Fouler fait un service de cour. Que reste-t-il des anciens? Un homme de fer comme Milhaud qui à l'approche des étrangers, à la menace du retour des Bourbons, sent bouillonner en lui son vieux sang de conventionnel; et Pajol, le plus étonnant peut-être des cavaliers légers de l'Empire pour sa souplesse, sa force, son adresse, son agilité et sa résistance.

Et les cent un autres légionnaires, que sont-ils devenus? Bien moins qu'on ne pense ont été tués à l'ennemi. Quatorze en tout : Boussard, né en 17o8, tué en 1812; Caulaincourt, né en 1777, tué en 1812; Colbert, né aussi en 1777, tué en 1809: Corbineau, né en 1772, tué en 1807; Duprés, né en 1765, tué en 1808; Espagne, né en 1769, tué en 1809; Ferey, né en 1771, tué en 1812; Fornier de Fénerols, né en 1761, tué en 1807; Guyot, né en 1767, tué en 1807; d'Hautpoul, né en 1754, tué en 1807 ; Van Marisy, né en

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1764, tué en 1811; Monibrun, né en 1770, tué en 181:2; Roussel, ne en 1770, lue en 1807; Sainl- Uilaire, ne en 1706, tué en 1809. Quelques autres sonls morts de maladie ou de fatigue comme Baraguey d'IIilliors, Junot, La Bastidc-Paulet, Nansouly, Walther; Wirion s'est brûlé la cervelle; six ou sept ont été faits prisonniers, en Espagne et en Russie : Brou de Bailly, Carrié de Boissy, Cavaignac, La Iloussaye, Privé, Poinsot, Schwartz; trois ou quatre sont passés au service de Naples, d'Espagne ou de Westphalie; et tous les aiilre& sont en retraite ou sont employés dans les places, les commandements territoriaux, les conseils de revision, les dépôts de cavalerie, les écoles militaires, les hôtels d'invalides, ouïes gouvernements de palais. Or, sans doute, parmi les légionnaires de l'an XII, il en est quelques-uns qui sont des vieillards en 1814, mais il en est quarante et un qui sont retraités ou qui sont jugés par l'Empereur incapables d'un service actif et qui n'ont pas cinquante ans. Six seulement des officiers généraux de cavalerie, légionnaires à cette promotion, ont plus de soixante-cinq ans en 1814 : huit ont de soixante à soixante-cinq ans, trente-sept de cinquante à soixante ans. vingt-deux de cinquante à quarantecinq, dix-neuf de quarante-cinq à trente-neuf ans. Les autres sont au-dessous. Et pourtant, sauf les

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