DOTATIONS
19,000, Boussard 14,000, Bruyères 32,000, Clément La Roncière 18,000, Colbcrt 10,000, Corbineau 10,000, Daumesnil 14,000, Defrance 30,000, Doumerc 10,000^ Durosnel 60,000, Espagne 30,000, Fauconnet .10,000, Ferey 14,000, Fouler 30,000, Grouchy 54,322, Guiton 20,000, Guyot 40,000, Junot 80,882, Klein o0,000, La Houssaye 10,000, La Planche 10,000, La Tour Maubourg 10,000, Lefebvre Desnoëltes 30,000, Lepic 40,000, Levasseur 10,000, Margaron, 10,000, Marisy 10,000, Maupetit 10,000, Menou 20,000, Merlin 30,000, Milet, 10,000, Milhaud 30,000, Montbrun 24,000, Nansouty 53,228, Ordener 35,882, Pully 10,000, Rapp 110,882* Reille 60,441, Reynaud 10,000, Rivau 10,000, Saint-Germain 10,000, Saint-Sulpice 50,000, Savary 162,055, Sébastiani 120,000, Walther 44,821, Watier 50,000; cela permet de vivre et de prendre quelque assurance de l'avenir : car cette dotation passe en héritage aux enfants mâles toujours, et quelquefois même aux femelles. Ainsi, sans parler de M"^ Duroc qui hérite en son nom du titre de duchesse de Frioul et de la dotation de son père (270,882 francs), il en est de même de M"* Walther et de quelques autres. Les enfants d'ailleurs ont l'éducation assurée ; les filles dans les Maisons-Napoléon d'Ecouen et de Saint-Denis ; les garçons dans les lycées impériaux. Les veuves en dehors des
pensions rt'gleincntaires reçoivent sur le Domaine extraordinaire des pensions allant de "2,000 à 50,000 francs.
Ainsi, et par l'argent, et par les honneurs presque exclusivement réserves aux soldais, l'Empereur récompensait les services à mesure qu'ils se produisaient, mais, lorsqu'il jugeait le temps venu où l'homme usé ne pouvait plus elficacement servir dans les armées, il s'employait, par tous les moyens qui n'obéraient point l'Etat et n'augmentaient point sa dette, à lui procurer une existence large, facile, agréable, à l'encourager à fonder une famille qui, dans la nation, fit partie de celte aristocratie, sans cesse recrutée par la Légion d'honneur dans les entrailles généreuses du peuple militaire, par laquelle il comptait assurer les destinées de l'Empire et la suprématie de la France.
Ce qui démontre d'une iaçon certaine que Napoléon avait pleinement raison de procéder ainsi, méthodiquement et inexorablement, au rajeunissement des cadres, c'est que, dans la plupart des cas où, sur des demandes réitérées et positives, il a consenti à appeler à un commandement actif des généraux de plus de cinquante ans