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GÉNÉRAUX DE CADLNET ET D'ÉCOLES

comme on doit faire la guerre; c'est que l'âge avait épaissi leur intelligence et leur corps; c'est que, bons peut-être pour les grades inférieurs et s'y étant signalés, ils étaient incapables de décision et d'énergie et. comme dit un témoin, « au feu, ils ne savaient que résoudre, galopant d'un régiment à l'autre, faisant des questions qui trahissaient leur embarras et finalement laissaient flotter au hasard. A plus forte raison, quand il fallait combiner quelque plan sous la tente et donner un dispositif pour l'exécuter, ils trébuchaient aux moindres difficultés, s'égaraient dans toutes les chances et prenaient ordinairement la plus mauvaise ».

Et ceux-là avaient fait la guerre ! Mais qu'étaitce quand un malheureux qui ne l'avait jamais faite se trouvait avoir à conduire une brigade de cavalerie. Le fait est si extraordinaire qu'il semble incroyable. Gomment un officier a-t-il pu, en ce temps-là, sans avoir pris part à une seule campagne, parvenir à l'un des grades les plus élevés de la hiérarchie ? Gela est pourtant : un nommé Jean-Christophe Gollin dit Verdière, légionnaire à la promotion de la Légion d'honneur du 19 frimaire an XII, commandant de l'Ordre le 25 prairial suivant, n'avait vu le feu qu'une fois en sa vie, dans les rues de Paris, le 13 vendémiaire an IV, et il n'en a pas moins été général de brigade

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cl môme géiural de division Né à Paris en 1754, il s'était engagé comme volontaire dans Meslrcde-camp-dragons en 1767. Il était passé surmimôraire aux Gardes du corps du Roi en 1770, puis, en 1771, était devenu garde du corps de Monsieur et écuyer instructeur. Capitaine aux Hussards de Lauzun en 1778, il avait été nommé, le 6 septembre 1789, lieutenant-colonel de la Cavalerie parisienne et avait été chargé de la formation de ce corps dont il avait été breveté colonel le 14 novembre. Reformé avec pension le 12 août 1792, il avait obtenu, le 23 prairial an III, le grade de général de brigade, premier inspecteur de l'École de cavalerie. En cette qualité, l'on dit qu'il prit part à la répression de l'insurrection de Vendémiaire, et, en récompense, il fut nomme par le Directoire, le 27 thermidor an V, au commandement de la place de Paris. Le 7 prairial an VI, il fut autorisé à porter les marques dislinctives de général de division et à en toucher le traitement, et, le 4 thermidor an VII, il prit le commandement de la 15* division militaire. Il est réformé en nivôse an VIII, remis en activité en l'an IX, avec le grade de général de brigade; après diverses vicissitudes, il obtient enfin un commandement actif, il va faire la guerre ! Mais il meurt de ses fatigues à Schvvartzbourg-Sondershausen le 18 octobre 1806.

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