‹ Cavaliers de NapoléonChapitre 31 sur 76 · VOLONTAIRES UE L'AN XIV · texte numérisé non relu

VOLONTAIRES UE L'AN XIV

formation du corps Ségur, l'Empereur décrétait (27 vendémiaire au XIV) la création de deux escadrons de Guides destinés à porte)' les ordres aux états-majors et à être envoyés en ordonnance auprès des généraux. Ces deux escadrons, composés chacun de deux compagnies de cent tiommes — cent dix-neuf avec les officiers, sousofficiers, brigadiers et trompettes — devaient être uniquement recrutés parmi les officiers réformés, nés dans le déparlement du Haut et du Bas- Rhin, et ceux qui, nés dans les autres déparlements, parleraient très bien la langue allemande. On serait donc tenté, à première vue et en ne tenant compte que de ce côté de l'institution, de trouver une singulière analogie entre ces Guides interprètes de l'Armée d'Angleterre créés par arrêté des Consuls du 12 vendémiaire an XII. Mais ce qui distingue essentiellement les deux corps, c'est que l'un est composé d'engagés volontaires auxquels on demande des notions spéciales sur la langue et la topographie de l'Angleterre, mais auxquels on promet simplement la solde sur le pied de celle des dragons, sans nul avantage particulier, tandis que l'autre est composé uniquement d'officiers au-dessous du grade de capitaine qui continuent à toucher leur traitement de réforme et reçoivent de plus une somme annuelle qui de 1,080 francs pour le simple guide, s'élève

jus(iu'à lAiOU fraiios pour l'atljudanl-major sousoflicifT. Il leur est alloué par surcroit pour frais de première mise une somme de 400 francs, moyennant laquelle ils doivent se pourvoir d'un cheval et fournir à leur habillement. L'habit est blanc, à aiguillettes jaunes, avec contre-épaulelte sans franges, la culotte de peau jaune et la coifTurc est le casque de diagon. Les Guides soiont commandés par des ofiiciers en activité qui tous auront un grade supérieur à celui qu'ils occuperont dans l'escadron : ainsi les chefs d'escadrons seront pris parmi les colonels en activité, les capitaines parmi les chefs d'escadrons et ainsi d; suite.

On ignore pour quels motifs ce corps qui avait, paraît-il, trouvé amplement à se recruter, ne fut pas employé à la Grande Armée et fut licencié au bout de quelques semaines par le général Bourcier. On peut penser qu'il en fut de lui comme du corps Ségur, et que, comme l'a dit l'Empereur un an f»lus tard : « La rapidité des mouvements de la Grande Armée termina la guerre avant que celle jeunesse eût pu donner des preuves de son dévouement et de son courage '. » On peut croire

' Puisque l'on a eu ici l'occasion d'indiquer l'existence des Guides interprètes de l'Armée d'Angleterre, il est convenable de noter quelle fut leur destinée : La compagnie deT.iit être composée de cinq officiers, six sous-officiers, huit brigadiers, quatre-vingt-seize guides et deux tambours,

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