CAVALERIE DE LIGNE
Dragons — Clievau-légers — Chevau-légers lanciers.
Dans la campagne de 1796, le général Bonapaiie avait souiïert de l'absence et de la nullilc de sa cavalerie. Lorsque, après les premiers jours, tous d"escalade, de combats dans la montagne, sur l'inaccessible des rochers, il était descendu t aux plaines les plus fertiles du monde », il avait été obligé de constater que, si son infanterie était toute allante et ne voulait que de la gloire, sa cavalerie ne tenait guère à faire le coup de sabre et se contentait des richesses, 'promises en même temps que la gloire par le général en chef.
En apparence, cette cavalerie eût dû former une part importante des trente-quatre mille hommes que Bonaparte avait à ses ordres, car elle ne comptait pas moins de onze régiments — Hussards, Chasseurs et Dragons — mais l'effectif
lolal des onze régiments n'allait pas à trois mille cinq cents chevaux cl le pis était qu'ils ne voulaient pas se battre. Pour les décider, il fallait que le Général en chef détachât son premier aide de camp ou son sous-chef d état-major pour mener un régiment à la charge ; que, dans une alfairc comme Mondovi, le général de la cavalerie se plaçât lui-même à la tête de cent vingt chevaux du 5" Dragons et donnât de sa personne dans la mêlée au point d'y recevoir un coup de pistolet au bras gauche et une quantité de coups de sabre.
Après la mort de Stengel auquel il * avait voué un attachement inviolable », Bonaparte écrivait : € Je n'ai plus un officier supérieur de cavalerie qui se batte » ; et il réclamait deux ou trois adjudants généraux qui « eussent du feu et une ferme résolution de ne jamais faire de savantes retraites ». Cette opinion avait filtré dans l'armée et le général de brigade Beaumont qui, sous Kilmaine, commandait la cavalerie, s'en indignait au point que le Général en chef était obligé presque de se justifier : t II n'a jamais été dit, écrivait-il, que la cavalerie ne valait rien. Il y a des preuves du contraire; elle est composée de républicains et ils ne peuvent pas être soupçonnés d'hésiter à combattre et à vaincre les ennemis de la Pairie. Il est vrai qu'il y a plusieurs hommes