‹ Cavaliers de NapoléonChapitre 48 sur 76 · DRAGONS A PIED · texte numérisé non relu

DRAGONS A PIED

la marche de la division, précise exactemenl ses mouvements, qu'il revient à plusieurs reprises sur l'époque où elle peut être rendue à Strasbourg et que, dans une lettre à Murât du îO vendémiaire an XIV, il écrit : e Les dragons à jned doivent être bien fatigués; je ne les ferai pas passer avant le maréchal Ney; ce serait exposer un corps que je veux ménager. » Le 2G vendémiaire, après la capitulation de l'armée autrichienne du général Werneck et la capitulation d'Ulm, t une brigade de la division à pied » reçoit des chevaux ; néanmoins on ne saurait croire, comme dit le 7® Bulletin, que cette mesure ait été générale puisque l'ordre du jour du 3 brumaire indique ainsi les positions : « Des Dragons à pied, une brigade, en partie montée à Ulm, arrive à Augsbourg, l'autre est à Ingolstadt ». Le 25^ Bulletin, en date du 25 brumaire, annonce que « un corps de trois mille Autrichiens s'étant retranché dans la position de Waldmûnchen, au débouché de la Bohême, le général Baraguay d'Ililliers, à la tête de trois bataillons de Dragons à pied, a marché contre lui et l'a forcé d'abandonner sa position ». Le 26® Bulletin dit : « Le général Baraguay d'Ililliers a fait une incursion jusqu'à Pilsen et a obligé l'ennemi à évacuer ses positions. Il a pris quelques magasins et a rempli le but de sa mis-. sion. Les Dragons à pied ont traversé avec rapidité

les montagnes couvertes de glace et de sapins qui séparent la Bohême de la Bavière. > Malgré ces deux citations au Bulletin, d'autant plus remarquables que, comme on sait, lEmpereur en était moins prodigue, la division est dissoute lo il frimaire an XIV (8 décembre). Les cadres et les hommes rejoignent leurs régiments respectifs. Faut-il penser, comme on l'a dit, que l'Empereur était mécontent des Dragons à pied et que, comme l'a avancé un écrivain militaire, ce mécontentement provenait de ce que « pendant le combat d'Haslacli, ils avaient laissé assez facilement prendre le grand parc d'artillerie de l'armée qu'ils étaient chargés d'escorter »? faut-il croire que, au contraire, à celte date du 17 frimaire, grâce aux réquisitions en pays conquis et aux prises sur l'ennemi, les détachements à pied avaient été remontés et que par suite leur licenciement comme troupes d'infanterie s'imposait? Nul document officiel ne permet d'adopter résolument l'une ou l'antre version.

Il n'aurait sans doute point été extraordinaire que cette tentative eût échoué. On a vu par divers ordres de l'Empereur comment cette division avait été formée. Elle ne pouvait guère avoir de cohésion. De plus, l'équipement n'avait en rien été modifié, et, dans le seul document graphique contemporain où un artiste officiel ait

Page 1