‹ Cavaliers de NapoléonChapitre 66 sur 76 · GUIDAS D'ITALIE ET D'EGYPTE · texte numérisé non relu

GUIDAS D'ITALIE ET D'EGYPTE

dévouement, toujours prêts à toutes les besognes qui simposent à leur dévouement et à leur courage, il n'est pas un d'eux dont la vie ne vaudrait d'être écrite, pas un dont la figure ne demanderait à être tracée, car il y a là une réserve inépuisable pour les Homères futurs.

A Sainte-Hélène, l'Empereur a écrit : t Pendant la bataille de Borghetto, alors que l'armée suivait les fuyards ennemis, Napoléon se trouva mal. Rentré à son quartier général, il mit ses pieds dans de l'eau chaude. Un moment après, une patrouille de uhlans autrichiens passe devant sa porte, donne l'alarme. Il monte à cheval sans bottes, sans bas. Il ne s'en fallut de rien qu'il ne fût sabré. A quoi tiennent les événements humains ! Cela lui fit sentir la nécessité de se créer une compagnie de Guides, que le capitaine Bessières organisa et qui, depuis, formèrent les Chasseurs de la Garde. »

Si précis que soit le souvenir, affirmé dans le Mémorial presque sous la même forme, puisque là aussi l'Empereur raconte que s'étant arrêté presque seul dans un château, il faillit y être enlevé par les Autrichiens, et que « le danger auquel il venait d'échapper devint l'origine des Guides, charges de garder sa personne, qui ont été imités depuis par les autres armées », on peut

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dire que, tel qu'il se préscnlc, il n'est pas onlièreinent exact. En clTel, depuis le mois d'avril 1793, époque de la composition de l'Armée d'Italie, il y existait un corps de Guides, formé en vertu du décret du 27 avril 1"1):2, et conslituc par des démembrements des compagnies de Guides des Armées des Alpes et du Midi. La compagnie à pied (dans laquelle Hgure Caire, depuis capitaine aux Chasseurs à pied de la Garde des Consuls), était aux ordres du capitaine Sicre; la compagnie à cheval obéissait au capitaine Caval. Ces deux compagnies firent les campagnes de 1793, de l'an II etde l'an III avec l'état-major des généraux Kellermann, Dugommier, Dumerbion et Schércr. Elles subsistaient incontestablement au moment où Bonaparte prit le commandement de l'Armée d'Italie. Où étaient-elles employées? c'est ce qu'il est plus difficile de distinguer. Le 5 floréal an IV, Bonaparte ordonne qu'un piquet de trente chevaux, commandé par un lieutenant et un sous-lieutenant, sera chaque jour détaché au quartier général par le général commandant les troupes à cheval et que, toutes les fois que le Général en chef montera à cheval, la moitié de ce piquet, commandé par un de ses officiers, le suivra. Or, c'est là le service des Guides : donc les Guides ne sont pas à ce moment au quartier général.

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