‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 100 sur 171 · M. d'Azeglio, loc. cit., p · texte numérisé non relu

M. d'Azeglio, loc. cit., p

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ritalie et amener tous les peuples à considérer le Piémont comme l'Etat sauveur, tel est leur dessein. Leur activité est d'abord purement littéraire, se bornant à éditer quelques brochures, de rares livres, un journal modéré ; elle se développera dans des associations ou dans des congrès scientifiques qui, à intervalles périodiques, réunissent les esprits libres de toute la péninsule ; puis elle se portera, selon l'expression de l'un d'eux, « sur le champ de la pratique et des réformes politiques^ », elle entraînera le roi, et au jour du grand mouvement national, elle en prendra la direction.

En deux ans, trois livres vont affirmer les nouvelles espérances.

Le premier en date, ne sort point, il est vrai, de ce milieu piémontais, car il estd'un prêtre et d'unexilé, l'abbé Gioberti, et l'ouvrage est avant tout catholique, relié à la tendance néo-guelfe dont les Fiancés de Manzoni avaient été la splendide représentation. Mais Gioberti est né à Turin, il a fréquenté les salons des Balbo, des Cavour, et, dans son exil de Bruxelles, il est resté en relations avec ses compatriotes dont il reçoit les lettres et les visites ; Camille Cavour n'a point manqué de le voir lors de son voyage en 1835. Ainsi Gioberti a-l-il suivi une voie parallèle au chemin parcouru par les libéraux piémontais ; leurs souffrances sont communes si leurs espérances ne sont point identiques. En 1843, il expose les unes et les autres dans son Primato, panégyrique de l'Italie ancienne, cri d'espérance à l'Italie nouvelle, qu'il dédie au grand poète piémontais, Silvio Pellico, parce qu'il a été persécuté pour son patriotisme'". «L'homme, dit-il en son début, ne peut mettre ses forces en valeur et exercer complètement

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