‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 103 sur 171 · Ullimi Casi, p · texte numérisé non relu

Ullimi Casi, p

qu'un moyen provisoire; il faudra une autre action, et, l'Autriche comme le pape écartés, elles ne peut revenir qu'à Charles-Albert.

Ce bref mais énergique appel a une fortune éclatante. L'opinion publique s'émeut à ce troisième coup porté contre TAutriche, à ce troisième cri d'indépendance. Les gouvernements attaqués comprennent cette fois l'importance de l'attaque, interdisent la publication du livre en Lombardie, dans les Etats romains ; et le cabinet de Turin est bien embarrassé, car volontiers, La Marguerite eût crié « Brûlez », et Villamarina « Bravo » ; Charles-Albert, à son ordinaire, ne dit rien, peut-être touché à son tour par ces appels venant d'hommes modérés, royalistes sincères, appartenant à des familles attachées à sa maison depuis des siècles. Et comme le remarque maUcieusement le chargé d'affaires français, il faut croire que les idées de l'auteur plaisent au Piémont car, « la censure, tout en ne repoussant point, dit-on, les réclamations du Saint-Siège et de l'Autriche, a cependant fermé les yeux et a toléré Tintroduction de cette brochure^ ».

Désormais un nouveau parti est né; il a sa doctrme : l'odieux du régime actuel en Italie, le besoin d'indépendance, l'expulsion des Autrichiens, la refonte de l'unité italienne, la liberté politique et privée ; et livres ou brochures se pressent dont les auteurs diffèrent sur les moyens, s'accordent sur le but final, qui est la renaissance de la Patrie ; c'est un véritable combat de papier. Les Piémontais continuent à donner : le comte Petitti annonce le rapprochement des peuples italiens par les chemins de fer qui les relieront et les noueront ; Durando expose les principes de la Nationalité italienne. Et le mouvement se propage dans toute l'Italie, moins littéraire

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